Encore un nouveau circuit dans les bois touffus …

Avec ses kilomètres de sentiers  tracés au fil des siècles, difficile de ne pas résister à la tentation d’aller se balader en VTT dans le massif des Bonnevaux, facilement accessible depuis les villages alentours …

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Ce massif forestier  s’étend sur plus de 5000 hectares d’un seul tenant et se situe à l’ouest du département de l’Isère entre Champier à l’Est et Primarette à l’Ouest, délimitée au Sud par la plaine du Liers et au Nord par la Gervonde. L’altitude du massif est comprise entre 500 m et 612 m. Plusieurs rivières y prennent leur source telle la Gère ou la Varèze. Le massif abrite près de 300 étangs. La Forêt couvre l’extrémité Est du plateau de Bonnevaux, au Nord, Saint-Jean de Bournay, à l’ouest, la route vers Vienne. Elle a longtemps abrité l’abbaye de Bonnevaux, fondée en 1117 par les moines cisterciens, et aujourd’hui détruite. Les étangs sont pour la plus grande partie l’œuvre des moines qui les ont creusé au Moyen Age, pour nourrir la population locale, à travers l’élevage de poissons, dont en particulier, la carpe.

Classée Zone d’intérêt écologique faunistique et floristique (ZNIEFF), la forêt héberge plus de 130 espèces d’oiseaux, 50 sortes de libellules (dont des espèces très rares), des chevreuils et des sangliers. Avec une bonne carte IGN, il est possible de la parcourir à pied, à VTT ou à cheval. Sur les circuits balisés, le promeneur pourra y découvrir les sources de la Gère ou de la Varèze, cueillir des champignons (cèpes, chanterelles, pieds bleus…), se ressourcer, écouter le silence, méditer.

Ce Samedi 27 Mai nous sommes donc allés en VTT avec mes vieux compères Big et Dédé parcourir le massif d’Ouest en Est, à partir de Saint Julien de l’Herms . Voici donc en image notre parcours VTT d’une trentaine de kilomètres à travers la forêt. Cliquez sur l’image pour l’agrandir :

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Vous pouvez également télécharger le parcours pour le visualiser dans Google Earth.

Comme d’habitude nous nous sommes un peu perdus mais après quelques hésitations nous avons pu retrouver la bonne direction !

Voici en vidéo quelques moments choisis – Cliquez sur l’image :

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The digital Brownie

J’ai retrouvé dans le capharnaüm hétéroclite entreposé dans mon grenier, un très vieil appareil photo “Brownie 2”. Les Brownies 2 étaient une série d’appareils photo simples et bon marché fabriqués par Kodak de 1901 à 1933. Ils étaient constitués d’un boîtier en carton et d’un objectif à ménisque. Commercialisé au prix de un dollar, il s’adressaient à tout un chacun et, de fait, devinrent très populaires.

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Il se trouve que j’ai il y a peu de temps acheté un ordinateur Raspberry Pi Zéro W équipé de son module caméra … Le PI zéro est un des plus petits ordinateurs du monde et son prix très modique d’une quinzaine d’Euros me fait penser au prix très modique de ce bon vieux Brownie 2 !!! Mon sang n’a fait qu’un tour ! Il fallait absolument que j’accouple le dernier cri de la technique avec ce très vieil objet  !!! Le Raspberry Pi Zéro fonctionne avec le système d’exploitation LINUX, une mini batterie de 5 Volts suffit pour l’alimenter, et sa puissance relative lui permet sans problème de piloter de nombreuses applications, dont un mini capteur photographique de 8 MégaPixels ! J’ai donc intégré le PI Zéro et sa caméra à l’intérieur du Brownie 2, ainsi transformé en une caméra ultra moderne, qui plus est télécommandable à distance via le réseau Internet !

Voici ce que cela donne après “l’opération” à coeur ouvert … On aperçoit le mini capteur numérique en lieu et place de l’objectif d’origine :

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Voici les éléments très peu coûteux (en tout une cinquantaine d’ Euros) indispensables pour la réalisation de ce projet que j’ai commandé au magasin Anglais PiHut  :

· Un Raspberry Pi Zéro W ( l’intérêt du Pi Zéro “W” est qu’il intègre une puce WiFi  ce qui le rend accessible “sans fils” via le réseau Internet.)

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· Une carte micro SD préprogrammée avec le système d’exploitation LINUX “JESSIE”

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· Un mini module caméra pour Raspberry et son cordon adaptateur pour Pi Zéro ( la dernière version V2 a une résolution de 8 Mpixels!)

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J’avais déjà une mini batterie de 5 Volts, indispensable pour rendre l’objet complètement autonome.

Enfin, il a fallu  programmer le Raspberry Pi afin qu’il soit capable non seulement de gérer la caméra, mais encore d’être piloté à distance soit pour prendre des photos, soit pour filmer. J’ai trouvé mon bonheur sur le plan logiciel sur ces 2 sites :

· RPi-Cam-Web-Interface (version en Anglais)

· RPI Cam Web Interface (version en Français)

Après quelques dizaines de minutes passées à lire ces explications  sur Internet pour comprendre comment procéder, j’ai activé sur mon PC le programme PUTTY qui permet de programmer un Raspberry Pi via Internet et le WiFi et j’ai suivi la procédure d’installation des différents logiciels préconisés dans les 2 sites ci-dessus. Et voilà ! Maintenant avec un simple navigateur Internet je peux piloter l’appareil à distance, enregistrer en time-laps, accéder aux photos et vidéos enregistrées dans mon DIGITAL BROWNIE transformé en caméra de surveillance dernier cri … Magnifique!

Je peux même accéder à la caméra via mon téléphone mobile sur lequel j’ai chargé l’application “IP Cam Viewer” !

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Bref tout fonctionne à merveille. Je suis très content !

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Perdus quand le Chef n’est pas là …

Avec Gilles dit “Big” et “Dédé” nous sommes partis en VTT ce matin du Dimanche 7 Mai 2017. Petit problème : notre bon ami le Commandant Henri, fin connaisseur de tous les chemins du coin et notre Guide suprême  n’était pas avec nous ce matin là… Nous sommes partis malgré tout, confiants. Mais il n’a pas fallu attendre longtemps pour qu’au coin d’un bois nous  nous perdîmes et tournâmes de bosquets en bosquets, jusqu’à faire 4 à 5 fois le même parcours, complètement perdus !!! La preuve par l’image ci-dessous. J’avais en effet jugé prudent d’enregistrer notre parcours à l’aide d’un GPS et je dois dire que le résultat est assez troublant et édifiant à la fois … Heureusement, après avoir parcouru un petit bois dans tous les sens, accompagnés par un chien errant, nous retrouvâmes quand même notre chemin ! Ouf ! l’Honneur est sauf !

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Cliquer ci-dessous pour visionner la vidéo assez hilarante  qui retrace ces instants d’égarement :

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En fait, tout ceci avait été provoqué en début de parcours par une discussion assez passionnée sur un sujet de plus en plus d’actualité : “la taxation des robots” , un sujet aussi difficile à aborder que le concept de “revenu universel”. Mais nous on n’hésite jamais à aborder les sujets les plus complexes ! Bien sûr dans un langage simple et imagé, que le VTTiste de base peut comprendre … Néanmoins, cette confrontation d’idées a échauffé les esprits ce qui fait que nous avons fini par perdre le fil de notre itinéraire !!! Vous pourrez saisir toute la nuance de cette  discussion fumeuse en cliquant ci-dessous … Comme quoi le VTT ça peut être aussi une activité intellectuelle … Ceci étant dit la discussion reste ouverte.

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Bon voilà ! Alors finissons en Musique !

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Rien n’a changé !

Gaulois

C’est cela qui fait notre bonheur dans ce Pays. Et notre malheur …

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Qu’est-ce qu’un Geek ?

Je veux ici tenter d’expliquer cette attitude singulière dans laquelle je me suis complu durant des années. Arrivé à bientôt 62 ans je me rends compte que j’ai toujours été un “Geek”…

Une chose est sûre : un Geek c’est quelqu’un qui a une passion, qu’il partage avec une certaine communauté. Le Geek peut être totalement asocial et introverti voire légèrement « border line » , mais il adore se retrouver avec des membres connus ou inconnus de sa communauté « virtuelle » afin d’échanger longuement sur le sujet dont ils raffolent, en utilisant de préférence, pour étaler leur science, un jargon tout à fait abscons pour 99, 8 % de la population qui s’agite autour de ce petit groupe.  Aussi, entre Geeks on a  parfois des discussions inexplicables, incompréhensibles, impénétrables, obscures, mystérieuses, étranges, indéchiffrables, singulières, inconcevables, énigmatiques, indéfinissables, inexprimables, indescriptibles, illisibles, inintelligibles, embrouillées,  insondables . Mais qu’est-ce que j’aime ça !!! Cela est même une jouissance ultime de montrer à quel point on semble se comprendre alors même que de pauvres ignares alentour s’interrogeront encore longtemps sur le moindre terme utilisé ! (le GEEK est très en avance sur son temps).

Je peux aussi vous dire que le Geek que je suis pouvait prendre tous les risques, braver les pires conditions de circulation, le mauvais temps, les embouteillages Lyonnais, inventer les pires excuses auprès de sa chère et tendre,  pour se rendre dans un tout petit magasin au fin fond d’un quartier Lyonnais où l’on parlait exclusivement d’un ordinateur mythique à l’époque : l’AMIGA de Commodore qui coutait un bras… D’ailleurs j’ai dépensé sans compter pour acheter l’AMIGA 1000, puis l’AMIGA 2000, puis l’AMIGA 3000 (aujourd’hui tout cela peut être « émulé » sur un Raspberry Pi 3 !!!) + tout un tas de bazar associé pour réaliser des programmes ne servant pratiquement à rien, pour le faire parler avec une voix synthétique, pour lire et titrer des vidéo capturées avec une carte électronique bidouillée avec des dingues… Quel régal ! Oui c’est certain j’aurai pu me payer un canapé de salon beaucoup plus sophistiqué, ou refaire faire ma cuisine … Mais rien, je dis bien rien n’a jamais pu remplacer ce plaisir si singulier, cette passion si forte pour un truc qui n’intéressait que quelques fous furieux.

A ce propos, l’épouse du GEEK mérite une médaille, surtout quand son concubin lui a demandé de réciter des codes en binaires jusqu’à plus de minuit pour l’aider à reprogrammer un synthétiseur de parole improbable et bidouillé qui est en train de refroidir sur le bac à glaçons de la cuisine … Et le pire c’est que bien des objets de mes passions de GEEK ont disparu corps et bien du paysage  ! Peu importe. Il me semblait alors que  je « voyais » littéralement comment les choses allaient évoluer sur le plan d’un certain nombre de concepts techniques. Même si j’avais tort sur pas mal de changements à venir, j’étais sur un nuage. C’est un peu ça aussi, un GEEK.

Si le Geek est donc un peu arrogant dans son domaine, il peut être carrément imbuvable avec celui qui a le culot de lui montrer le peu d’intérêt qu’il porte à son sujet de prédilection. Le Geek mérite parfois des “baffes”, il se croit le centre du Monde, il est donneur de leçons, cabotin quand il se croit génial et sa passion peut rapidement devenir monomaniaque. C’est une drogue dure ! Je le sais j’ai failli me faire avoir plusieurs fois … Alors en plus de cela, aujourd’hui avec la montée en puissance de la réalité augmentée le GEEK peut se transformer en « NO LIFE » ! ça craint !

Heureusement il y a le sport ! ça c’est un bon dérivatif à la monomanie du Geek ! Le vélo en particulier … ça c’est bon.  A propos vos avez vu le dernier VAE électrique de LAPIERRE? Il a une batterie de 500 Watts/Heure et une autonomie de 80 kms. L’ordinateur de bord intégré permet de suivre tous les paramètres du parcours, vitesse, autonomie, distance parcourue et permet de piloter les différents modes de l’assistance électrique: économie, tour, sport, turbo … Je crois bien que je vais regarder cela de plus prêt ça a l’air super intéressant techniquement. Je me demande quel est l’algorithme de l’assistance et comment fonctionnent les capteurs de pédalage : rotation, pression, effort, tension de chaîne ? .. Le moteur démarre quand on appuie sur les pédales. Un capteur de pression doit certainement mesurer la déformation sur le pédalier pour en déduire le couple qu’il subit et donc la puissance de pédalage. Ce système semble plus compliqué qu’un simple capteur de rotation et certainement plus cher. Il va falloir que je trouve quelqu’un de passionné avec qui en discuter, très vite. Ma curiosité est insatiable et je veux savoir, je veux tout savoir … J’en ai donc acheté un! ( le GEEK a aussi tendance à être un EARLY ADOPTER !)

Mais le GEEK peut aussi être nostalgique et pénible avec les GEEKS d’un autre univers que le sien : par exemple le prochain qui me parle de POKEMON je lui en colle une !!!! C’est sans intérêt ! sans intérêt !!! Et tellement infantilisant … Et puis les dessins sont moches ! Ah il est où le bon vieux temps de Dungeon Master sur AMIGA ?

En fait le GEEK ne rêve que d’une chose: inventer la machine à voyager dans le temps car le Geek aime avant tout satisfaire son insatiable curiosité et là où il va, le Geek n’a pas besoin, de route …  Au fait : ça ne passe pas avec l’âge car le Geek n’a pas d’âge, le Geek ne vieillit pas car il reste un éternel adolescent !

BabProf

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Un sacré compétiteur …

Départ à 14h ce Mercredi 5 Avril avec la “bande” des VTTistes. Et là, après à peine 5 minutes,  Dédé crève sa roue arrière sur une épine traitresse … Heureusement après une réparation rondement menée son esprit de compétiteur a très vite repris le dessus et nous voilà repartis pour 45 kms de VTT dans les bois de Chatonnay et alentours.

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Voici quelques photos à peine retouchées pour retranscrire la bonne ambiance du groupe  et vous faire ressentir la dynamique de ce groupe de vieux foldingos … Alors que nous sommes tous équipés en VTT électrique, sauf lui, Dédé mène le train. Bon on le laisse faire hein !

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Alors  Henri le Commandant accélère … Il ne faut pas trop le taquiner le bougre !

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Que faire ? Je suis obligé de passer à la vitesse supérieure. Non mais !

SuperVTTiste

On s’arrête pour contempler la nature et rire à gorge déployée !!! François s’éclate …

Fanfouet

Une petite photo de groupe pour immortaliser ce moment. Observez Big. Il étrenne son nouveau VTT GIANT à moteur YAMAHA. Je l’entends encore me dire : “Le VTT électrique ? Moi jamais ! “. Il a fini par craquer le Papi.

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Bon allez on repart ! Essayons de ne pas trop déranger les animaux de la forêt ! Nos rires s’entendent à 50 mètres …

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Et voilà …

Visionnez la vidéo ICI…

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Pas sûr que vous soyez d’accord …

Il m’arrive de penser que nos créations technologiques nous dépassent et qu’il faut d’un point de vue humaniste faire attention à tout ça. En même temps je me dis que c’est inéluctable, que l’humanité passera forcément par un stade qui prolongera l’Humain, pour élargir son champ d’existence, d’action et de pensée, en déplaçant les contraintes de temps et d’espace et en rapprochant de plus en plus les mondes physiques et numériques. Ceci m’a amené à écrire le texte suivant. Il va vous paraitre sans doute assez critiquable, mais je le tente …

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Aujourd’hui, du fait du progrès fulgurant des sciences et techniques, face à un futur qui déjà se construit au-delà de nous-mêmes avec les machines qui n’ont plus ni localisation ni frontière, est-ce que les notions d’humanité et d’humanisme ne sont pas appelées à évoluer ? Rappelons qu’on désigne habituellement par « humaniste » toute pensée tolérante qui met au premier plan le développement des qualités essentielles de l’être humain. Cette forme de pensée optimiste sous-tend la recherche constante d’un progrès de la civilisation où l’homme serait à la fois libre à l’égard des contingences de la nature, grâce au progrès technique, et libre à l’égard des autres hommes au sein d’une société sans classes et sans luttes grâce à une constitution globalisée protectrice. Fondé sur le respect et la justice, l’ humanisme revient en particulier à respecter les droits fondamentaux de l’être-humain et consiste à s’imposer, vis-à-vis de tout être humain, des devoirs et des interdits éthiques : ne pas tuer, ne pas torturer, ne pas opprimer, ne pas asservir, ne pas violer, ne pas voler, ne pas humilier… L’humanisme est ainsi porteur de valeurs qui ont un attrait universel par leur logique et leur efficacité et qui transcendent toutes les cultures. Dans un tel cadre, l’individu, correctement instruit, reste libre et pleinement responsable de ses actes. Les notions de liberté ou de libre arbitre, de bienveillance, d’indépendance, d’ouverture et de curiosité sont fondamentales . Il s’agit ni plus ni moins que de faire progresser la civilisation vers une forme idéale de l’humanité, où l’homme trouverait son plein épanouissement.

Mais, à l’heure où l’interaction Homme-Machine se fait de plus en plus pressante ne sommes-nous pas en train d’assister à l’émergence d’une autre humanité, plus vaste, englobant ce qui n’est pas humain au sein de la nature ? Avec l’arrivée de l’Intelligence Artificielle à laquelle nous n’échapperons pas, on peut effectivement s’interroger sur l’avenir de l’humanisme, la notion d’humanité risque d’être brouillée… Essayons d’y voir plus clair …

I/ Au départ était la nature

Depuis des temps immémoriaux la connaissance approfondie des plantes a permis l’élaboration de breuvages, de potions et de médicaments pour guérir, soulager l’homme de ses maux. L’homme ainsi mieux armé contre les tourments et les maladies a pu au fil des millénaires se protéger mieux pour évoluer tout en capitalisant sur le savoir acquis , retransmis de générations en générations. La connaissance s’est amplifiée, la science réparatrice s’est accélérée pour fournir de puissants moyens. Les opérations chirurgicales sont apparues et ont permis un bon en avant considérable, en élargissant le champ des maladies curables. Ces belles avancées ont permis de repousser encore un peu plus loin les limites de la vie et de triompher d’accidents autrefois mortels. Cette accélération de la science et des technologies associées consacre aujourd’hui l’avènement du génie génétique. On commence à toucher à l’origine du vivant ce qui met l’homme face à de nouveaux défis. Nous ouvrons en effet la boite de Pandore : Irrémédiablement appelé à se techniciser de l’intérieur, l’homme manipule sa condition et se soumet à la plus attrayante des tentations : celle d’être le plus puissant des puissants avec en corolaire, le risque de s’annihiler. Et que dire de la possibilité qui nous est désormais offerte de carrément cloner le vivant, ou partie du vivant pour le reproduire à l’identique ? Que dire des travaux sur les cellules souches, destinées à l’obtention d’organes de rechange, compatibles à 100% destinées à servir de greffons à l’original défectueux ? Ce scénario parait bien horrible et inacceptable au plan éthique. Pourtant d’un point de vue strictement technique le clonage d’organes n’est-il pas une voie possible pour soulager l’Humanité et la délivrer de la Mort ? Ne peut-on pas par ce moyen accroitre le bonheur du plus grand nombre ? Où est le Bien où est le mal ? Même genre de question avec la recherche sur l’ADN qui décrypte les secrets de notre constitution physique, qui nous permet des manipulations génétiques de plus en plus précises ou avec le séquençage du génome humain permettant à chacun de connaître les maladies dont il est potentiellement porteur.

Autre question : Si on arrive à créer des fruits et légumes qui n’existent pas dans la nature telles que des tomates noires par exemple, pourquoi ne pas imaginer une manipulation qui touche aux caractéristiques mêmes de l’humain, comme un troisième œil à large sensibilité spectrale, ou une peau verte qui synthétise la chlorophylle ? Ces petits bonhommes verts à trois yeux, serons-ils toujours considérés comme des êtres humains ? Y’a-t ’il une forme idéale de l’humanité ? Amélioration ou sélection ? Qui décide ? Comment concilier le développement de la science tout en en limitant les abus et les dérapages. Mais qu’entend-t-on par dérapage ? Là encore tout est relatif ! N’oublions pas qu’ autopsier des cadavres était il n’y a encore pas si longtemps considéré comme un sacrilège… cela a tout de même permis des avancées scientifiques et médicales essentielles pour le bien de l’Humanité !

Ainsi, avec tous ces progrès, on a la possibilité d’augmenter les qualités de résistance, de force, d’adaptation de l’Homme à un écosystème plus large que celui d’origine. La technologie et la machine jouent de plus en plus un rôle important dans cette transformation. C’est comme cela que nous en sommes arrivés aujourd’hui au concept de l’homme augmenté qui consiste à se doter de prolongements artificiels non seulement pour se réparer mais aussi pour améliorer ses fonctions de base.

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II/ l’Homme augmenté, la machine en soutien, réalité de demain ou déjà d’aujourd’hui ?

Tout cela provient du fait que très tôt l’Homme a su fabriquer des prothèses pour remplacer un membre disparu. Toujours plus performants, ces prothèses ont été améliorées au fil du temps pour les rendre sinon naturelles tout au moins ressemblantes. Simples formes dans un première génération , ces attributs artificiels utilisent aujourd’hui les technologie dernier-cri de l’informatique et de la cybernétique pour leur donner les fonctionnalités du membre ou de l’organe perdu. Les progrès sont fulgurants et d’une prothèse inerte, on est passée à une prothèse intelligente interfacée avec les nerfs du patient et dépassant parfois même les capacités de l’organe à remplacer .

On répare l’individu pour lui-même, cette super prothèse est faite pour remplacer un organe déficient ou pour compenser un handicap individuel, la machine venant en soutien à l’individu. Il me semble que le progrès humain est ici bien notoire : pouvoir appareiller un nourrisson né sans jambes ou sans bras, permettre à un manchot équipé d’une prothèse intelligente de retrouver un membre fonctionnel … Il en est de même pour les implants de toute nature que ce soit pour recouvrer l’ouïe ou la vue, ou pour réparer les dégâts causés par un cancer ou par l’ostéoporose.

Tout cela est bien légitime et participe du progrès humain.

Mais, vous savez comme moi que tout ce qui est donné à l’homme de faire, il le fera, un jour ou l’autre. Du coup l’utilisation de la science et des prothèses et machineries intelligentes dans l’ optique de créer un être très supérieur aux autres a très certainement effleuré l’esprit de certains. Non pas pour guérir ou réparer mais uniquement dans une logique économique et militaro-industrielle de domination . Cet homme augmenté le serait pour être le plus fort, le plus rapide voire le plus intelligent. Ne soyons pas naïfs : que ce soit pour réparer ou pour augmenter, tous les êtres humains ne sont pas égaux pour en profiter. Nous touchons ici au problème, qui n’est pas nouveau, de l’inégalité de la répartition des bienfaits de la connaissance et de la technologie. Surtout lorsque celle-ci est très couteuse la technologie n’est pas accessible au plus grand nombre. L’ inégalité existe déjà avec la discrimination par l’argent qui instaure une médecine à deux vitesses. Penser que le progrès des prothèses intelligentes et de la manipulation génétique sera pour tous, reste une utopie.

Pourtant, une humanité nouvelle est en train d’émerger, se transformant petit à petit avec l’aide des machines et où ceux qui auront les moyens pourront accéder à des pouvoirs supérieurs à l’Homme «naturel». Les machines de première génération : roue, hache, levier, moteur … étaient des outils extérieurs que l’on pouvait empoigner, saisir, utiliser, ils ne changeaient pas réellement notre rapport au monde. Ils nous permettaient simplement d’agir plus efficacement. Avec l’invention d’ une coopération à grande échelle de parfaits inconnus pour accomplir des tâches complexes nous en sommes arrivés aujourd’hui à concevoir des machines beaucoup plus évoluées : ordinateurs, téléphones portables, capteurs … Toutes ces sortes de prothèses qui sont déjà des extensions de nous-mêmes, en nous rajoutant des fonctions mémoires et sensorielles inversent ce rapport : la machine n’est plus extérieure à nous, elle est directement reliée à nous. Elle est devenue le monde dans lequel on vit, pense et interagit. Une réalité augmentée s’annonce. Physiquement, la technologie se rapproche, envahit nos corps. Vous avez tous un téléphone dans la poche, des écouteurs sur les oreilles, des écrans devant les yeux. La tendance est d’être de plus en plus proche, plus invasif … Dans le même temps, avec l’expansion des dispositifs communiquant au travers de l’Internet, du WiFi , du Bluetooth, de la 5G, sous tendue par une digitalisation galopante, nous avons inventé la transmission de pensée instantanée non seulement entre les hommes mais aussi avec les machines ! Certains (Elon Musk …) sont déjà en train de mettre au point une technologie de « cordon neural » permettant de se connecter directement en se passant des claviers, souris, et autres écrans ou dispositifs considérés comme beaucoup trop lents ! Déjà, invisibles, dans les entrailles de nos réseaux des objets connectés s’immiscent dans de nombreux domaines et bousculent nos modes de fonctionnement. L’information, cette nouvelle matière première, circule à la vitesse de la lumière entre tous ces terminaux et nous et s’enrichit de façon vertigineuse, comme jamais dans l’histoire de l’humanité.

Nous sommes face à une rupture qui bouleverse inexorablement notre rapport aux autres, au monde et à soi. Quant à la liberté d’utiliser ou de repousser la technologie, celle-ci deviendra de moins en moins possible. On peut bien sûr ne pas se connecter à Internet ou ne pas avoir de portable, mais cela devient extrêmement difficile parce que la quasi-totalité des rapports sociaux quotidiens passe de plus en plus par la médiation de ces interfaces artificielles. Ainsi l’humain déconnecté va devenir l’exception et toutes ces machines vont amasser une somme considérable de données  nous concernant, y compris parmi les plus intimes.

III / Et pendant ce temps les machine continuent à évoluer de façon exponentielle

La technologie fabrique d’ores et déjà la technologie des générations suivantes cherchant systématiquement des améliorations et démontre qu’il s’agit là d’une nouvelle forme d’évolution, non pas endogène à Mère Nature mais plutôt créée de toute pièce par la pensée humaine. L’un des produits de cette gestation est l’intelligence artificielle qui arrive en force. Cette forme d’évolution est très rapide, sans attendre les adaptations que la nature mettrait des millénaires à produire …

L’homme s’était dans un premier temps contenté d’écrire des programmes pour que la machine exécute en séquence l’enchainement des actions assignées. Il y a encore peu de temps, ces programmes reposaient pour l’essentiel sur des interactions simples et des capteurs relativement rustiques, mais là encore tout va très vite ! Si récemment nous en étions encore au grille-pain, les machines deviennent intelligentes et peuvent déjà simuler une certaine conscience.

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Ainsi, il est un domaine où la machine tente de se faire passer pour un humain et où les progrès sont fulgurants : c’est le domaine des robots conversationnels  (chat bots) accessibles via Internet. Il s’agit de programmes informatiques capables de simuler une conversation (plus ou moins) intelligente avec un ou plusieurs utilisateurs humains et capable de «répondre» de manière la plus sensée possible à des requêtes exprimées par des humains, 7 jours sur 7, 24 h sur 24, sans aucune interruption. Le medium de communication peut être l’écrit ou l’oral par synthèse de la parole.

Si ces systèmes de première génération à base de programmation, simple, reposent sur l’association de questions / réponses prédéterminées, les systèmes conversationnels de seconde génération nouvellement en service, sont conçus sur la base d’algorithmes complexes faisant appel aux technologies d’intelligence artificielle. Ils peuvent changer de sujet de conversation, suggérer des sujets liés, faire preuve d’humour, simuler l’émotion. Les plus évolués disposent même d’une faculté d’apprentissage pour prendre en compte dans leurs messages les interactions passées.

Si nous avons connu une époque où l’Humain et la machine communiquaient à un niveau basique, via des signaux électriques et des boutons de commande, aujourd’hui non seulement les machines peuvent parler avec des voix de synthèse magnifiques mais grâce à la reconnaissance vocale elles peuvent réaliser une analyse sémantique de nos questions. Même si le terme «intelligent» doit encore être relativisé ces systèmes intelligents marquent donc une rupture extraordinaire : les programmes et algorithmes se sont développés au point qu’aujourd’hui la machine ne fait plus qu’exécuter bêtement : elle auto apprend et engrange des connaissances. Aussi surprenant que ce soit, la machine apprend par elle-même de ses propres échecs et des résultats de sa propre action. De surcroit, l’Homme transplante tous les jours un peu plus son intelligence dans les machines.

Cela commence à donner des résultats incroyables … Par exemple dans un cadre ludique, que ce soit au Jeu d’Echecs ou au Jeu de GO où deux adversaires sont confrontés à un nombre incalculable de configurations possibles, l’humain, croyait-on, était nécessairement supérieur à la machine. Ceci n’est plus vrai car des machines ont désormais supplanté l’Homme et sont capable de le battre régulièrement. Dans le domaine de l’apprentissage peu à peu la machine devient un incontournable médiateur avec des avatars parlant capables d’enseigner à distance, ou dans le domaine du transport avec des voitures sans pilote, commandées uniquement par une machine et différents capteurs associés. La liste est non exhaustive et grandit chaque jour. Les machines démontrent qu’elles deviennent de plus en plus intelligentes et qu’elles sont capables de traiter les données beaucoup plus rapidement que nous-mêmes.

Connectées avec Internet elles ont également accès à un cursus de règles, de programmes, de données et de puissance de calcul inégalé dans l’histoire de l’Homme. En interconnectant tout le savoir humain, ce réseau établit une nouvelle étape de civilisation, que l’on pourrait qualifier d’âge de l’esprit. Mais, si demain, par cet interfaçage et une puissance de calcul multiplié par mille les réseaux d’ordinateurs parvenaient à acquérir un certain Quotient Emotionnel ce qui est le propre de l’homme, alors qu’aurons-nous créé ? Tant que les machines n’exécutent que des enchaînements de tâches logiques, les décisions qu’elles prennent sont prédictibles et raisonnées. Mais avec l’apparition de l’émotion, ces machines-là ne deviendront-elles pas des êtres à part entière ? Seront-elles capables, de nous aider à poursuivre notre quête d’humanité, pour nous servir, pour nous augmenter ou finiront elles par nous détruire en passant à un stade imprévu de l’évolution ?

Alors oui, bien sûr, pour le moment tout cela reste en partie de la science-fiction, mais nul doute que certains travaillent pour que cela devienne réalité. Dans la Silicon Valley par exemple une société américaine nommée Replica a recréé la personnalité d’un mari décédé trop tôt à partir de tous les mails, de tous ses SMS et toutes les communications échangées entre lui et son épouse. Celle-ci a désormais l’impression de discuter à nouveau avec son mari tous les jours. Avant, on se recueillait quelques minutes devant le portrait du grand-père trônant sur une étagère. Maintenant, il y a les pages Facebook des proches décédés qui nous rappellent, à chaque instant leur absence et leurs pensées les plus intimes. Bientôt on échangera des SMS avec les avatars de nos chers disparus dont les pensées continueront d’exister dans la matrice …

IV / Qu’est ce qui fait que je suis moi, que je suis humain ?

Sont-ce mes idées, ma manière de réfléchir, mes peurs, mes angoisses, mes joies, mon histoire ou bien suis-je humain par mes caractéristiques naturelles et physiologiques ? Sans doute les deux, mais avec l’avènement des prothèses intelligentes comme vu précédemment, peut-on rester humain ? En effet, à moyenne échéance dans le futur, on peut très bien imaginer une chirurgie qui remplacera au fur et à mesure tous les organes défectueux, un bras, deux bras, une jambe, deux jambes, un poumon, un cœur, un foie, une rate, le système digestif et j’en passe … Avec une prothèse de jambe, pas de soucis sur sa condition d’humain, avec deux non plus, avec également deux prothèses de bras, pas de soucis non plus, cela existe déjà et on ne se pose pas la question. Mais si demain, un humain ne possède plus que des organes artificiels, qu’en sera-t-il ? Comment sera-t-il considéré par ses frères humains ? Avouez que cela deviendra troublant. Poussons le raisonnement encore plus loin, son cerveau décline et il y a possibilité de remplacer quelques zones de neurones dévastés par un réseau de neurones artificiels, possibilité que l’on imagine déjà à l’heure où je vous parle. Peut-on envisager comme possible l’avènement d’un être au comportement encore humain embarqué dans un corps en partie artificiel ? Sans aller jusque-là, devrons nous participer à l’élaboration du système d’exploitation qui nous interfacera à la machine ? Ne sommes-nous déjà pas dans cette recherche avec nos portables, nos ordinateurs personnels, notre mémoire dans le CLOUD ?

Du coup, l’homme se rapproche de la machine tandis que la machine englobe l’Homme peu à peu. Alors que nous sommes de plus en plus interdépendants et interconnectés, que devenons nous en tant qu’être ? Tout cela interroge notre rapport à la mort, à travers notre empreinte numérique qui peut continuer à exister au-delà de nous-mêmes. L’Humain est-il dans le contenant ou dans le contenu ? L’Humain est-il dans l’individualité ou dans le cursus commun aux hommes et aux machines ?

 

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V / Qui fait avancer la science et qui tire les ficelles ?

Autrefois la science était concentrée entre les mains de quelques chercheurs, savants et souvent philosophes. Mais aujourd’hui il faut être extrêmement vigilant : la science se développe de manière exponentielle, les technologies sont créées par des millions d’individus, chacun ne disposant que quelques compétences et connaissances. Aujourd’hui les machines créent elles-mêmes des machines si complexes qu’aucun individu ne peut embrasser à lui seul la connaissance des technologies mise en œuvre. Ces  technologies  de très grande complexité sont omni présentes et il n’est plus possible d’en contrôler complètement le développement, alors attention aux dérapages.

En effet, n’oublions pas que du fait de l’existence de multinationales qui l’ont parfaitement compris, la science est devenue un enjeu financier. Des sommes considérables y sont donc consacrées, c’est un Business lucratif dont le but n’est pas forcément l’amélioration de la condition humaine. Ainsi la science, la connaissance, la technologie sont devenus des outils de pouvoirs trop souvent laissés aux mains exclusives de lobbies qui les utilisent comme moyen de pression y compris sur les gouvernements. Avec ces technologies toujours plus puissantes, omniprésentes et plus facilement accessibles, de nombreuses expériences sont menées sans contrôle, ouvrant ainsi le champ des possibles d’une façon inimaginable. Par ailleurs j’ai bien peur que si on entraine une intelligence artificielle avec des données racistes, elle soit tout aussi raciste que ses concepteurs. Comment faire, pour tenter de réguler, d’influer d’encadrer pour éviter les dérives contraires à la dignité humaine ? Et comment définir ces mêmes dérives ?

VI) Voilà beaucoup de questions, de craintes mêlées d’espoir et de confiance en l’avenir .

Ce que je souhaitai avec ce texte, c’était montrer que au-delà d’un humanisme « classique » qui a été l’affirmation de l’individu arraché à ses chaines d’appartenances sociales et religieuses on entrevoit la nécessité d’une forme d’ humanisme plus vaste, plus difficile à appréhender, passant par l’ouverture aux réseaux d’échanges électroniques, mais aussi en lien avec ce qui n’est pas humain au sein de la nature, au sens de la théorie de Darwin. Il semble en effet que nous soyons inéluctablement conduits à nous interfacer d’une manière ou d’une autre à un monde de plus en plus artificiel mais cependant bien réel que nous avons-nous même créé dans le but de nous prolonger. Les valeurs et les caractères humains seront-ils augmentés et encore plus humains que ne l’a produit l’évolution « naturelle » ? Nul ne le sait encore mais je crois qu’on doit y réfléchir dès maintenant. Il faut reconnaître et anticiper ces changements radicaux et les possibilités provoquées par toutes ces évolutions.

Nous commençons à mieux comprendre que l’humain est bien une invention des hommes, qui repose sur notre héritage historique partagé, que toute l’humanité est un seul corps intégré, que nous sommes tous liés et dépendons tous les uns des autres, que la conscience n’existe pas uniquement dans le cerveau, que la globalisation renforce le fait que nous agissons comme un tout unique, comme un super « être ». On peut espérer que ce que nous trouverons dans cette élévation de notre plan de conscience c’est le dépassement de nous-même en tant qu’individu temporaire et forcément limité pour accéder à une perception plus globale qui n’est ni plus ni moins que l’émergence d’un champ de conscience plus vaste, une sorte de « conscience collective de l’humanité » capitalisant de génération en génération ce patrimoine précieux.

Je pense que pour guider notre force créatrice il nous faudra bien assumer les risques de la techno science, pour doter bien au-delà de notre évolution naturelle, un sens humain à la réalité  de demain. Si l’humanité entre dans une phase post-Darwinienne de l’existence, dans laquelle les humains et leurs machines contrôlent l’évolution, alors les mutations aléatoires de Mère nature doivent être remplacées par des changements guidés par la connaissance, la raison, la morale et l’éthique. Alors, les machines intelligentes mèneront notre vie mentale vers plus de créativité, de curiosité, de beauté et de bonheur.

Par contre, la disqualification des classes populaires mal ou peu formées est un vrai risque à une époque où la vague des nanotechnologies, biotechnologies, informatique et sciences cognitives (NBIC) offre des perspectives extraordinaires pour amplifier l’aventure humaine. Etant un peu provocateur et particulièrement sceptique, il me semble que rien ne serait plus dangereux que de laisser s’installer une société de machines intelligentes conduire la vie d’ une masse d’humains aliénés par la consommation, déresponsabilisés et oisifs, fussent-ils rémunérés de façon universelle ou calmés au cannabis !

Alors, pour rendre le futur possible et vivable, entre folie technologique, appât du gain et ignorance … soyons vigilants à ne jamais abandonner les concepts de l’« individu libre et autonome» dans un cadre ou chacun doit s’appliquer au perfectionnement non seulement de lui-même mais aussi de l’humanité et de ses machines.

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