Polycausale ou monocausale ?

Cette crise du “COVID” a bouleversé nos modes de vie et peut être même nos façons de pensée. Mais une fois ce constat posé, qu’est-ce qu’on en fait ? Je me méfie de notre culte de l’immédiateté, la plaie de notre époque. Nous avons besoin de temps, de réflexion, de recul pour éviter de sombrer dans le complotisme ambiant. Même si en ce moment, les sujets de révolte sont nombreux ! Force est de constater que nous sommes entrés dans une nouvelle ère : Il nous faut maintenant très vite, car il y a urgence, aller vers de nouvelles initiatives solidaires, de nouvelles formes d’économies de proximité, de nouvelles formes d’actions individuelles de préservation de notre environnement. Face aux menaces de plus en plus précises pour nos écosystèmes, les nostalgies d’époques fantasmées, les regrets, les accusations, les colères, sont inutiles et stériles. Elles n’engendrent et n’engendreront rien de constructif.

Il nous faut toujours aller de l’avant. Comme disent nos cousins Anglais qui sont assez pragmatiques : “Forward Men!”. Mais bon, nous on est Français. Nous avons des particularités en tant que Nation… Et notre Nation est très liée à la Philosophie issue des Lumières et à la Raison.

Ceci étant dit elle devrait mieux prendre en compte les processus d’écologisation de nos sociétés ; cela devient incontournable. Pour autant, il ne s’agit pas de nous faire retourner à la lampe à huile de nos arrière-grands-parents en substituant l’idée de catastrophe à celle du progrès. Alors ? Dans ce Pays, saurons-nous être exemplaires ? Saurons-nous conjuguer une certaine forme de décroissance avec le progrès social et le Progrès tout court ? Saurons-nous résister à la tentation facile de la techno phobie – certains veulent déjà supprimer la 5G, alors que d’autre évoque le retour à la vie des Amiches qui se tiennent à  l’écart du progrès et des influences du monde extérieur – saurons-nous tout à la fois résister aux sirènes des techno sciences qui nous épient ou à la vente en ligne qui tuent le commerce de proximité ? Saurons-nous prendre en compte l’urgence écologique sans la dissocier de la justice sociale ? Saurons nous dans ce beau Pays, taire notre penchant Jacobin centralisateur  pour laisser place aux initiatives locales ? J’allais évoquer notre « Colbertisme à la Française » mais chuutttt Colbert semble ne plus devoir être une référence « fréquentable » … En effet, l’actualité récente nous a montré aussi qu’il y a des gens qui voudraient réintroduire la race, l’extrémisme religieux, ou l’histoire coloniale comme si les guerres coloniales n’étaient pas terminées. Certains veulent déboulonner des statuts (de Colbert entre autre, parce qu’il fut l’auteur du « Code Noir« ) en estimant que nous vivons toujours à l’époque de la ségrégation, comme si toutes les luttes pour l’émancipation n’avaient pas eu lieu.

Je pense que cette volonté de ranimer sans cesse les plaies n’est pas porteuse d’Avenir. Elle peut tout simplement saper les fondations de notre société et conduire à la destruction de la République comme construction politique fondée sur des principes, qu’il ne nous faut pas oublier et qu’il faut défendre envers et contre tout … En ce moment particulièrement, il y a de quoi s’inquiéter pour la République, elle ne tient que par la force des idéaux de citoyenneté et de laïcité. Certes, le racisme d’Etat, le privilège blanc, bien sûr cela a existé ! Si toutes les nations ont eu leurs brigands et leurs fanatiques, leurs temps de barbarie, leurs accès de fureur, la France ne fait pas exception. Il est certain que beaucoup de nos grands hommes « historiques », s’ils vivaient encore aujourd’hui avec les valeurs de leur époque, seraient à considérer comme de fieffés salopards. Alors, oui, chaque Pays a son petit coin d’ordure.

Pour autant, doit-on juger un Pays à l’aune de ce qu’il était, ou plutôt à la lumière de ce qu’il est devenu à force de luttes émancipatrices ?

Mais l’Histoire est ce qu’elle est, on ne peut pas la changer et c’est pour cela que la France existe. Si effectivement, elle a eu deux empires coloniaux, fort heureusement elle ne se comporte plus en “colonialiste” : Nous avons des lois contre le racisme et des gouvernements acquis à la diversité. Notre République a su donner les mêmes droits civils, économiques et sociaux à chacun, pour dépasser par le haut les contradictions du passé et ces acquis de haute lutte sont inscrits dans notre Constitution. Les arrières petits-enfants des peuples colonisés jadis et qui se sont installés en France ne sont en aucun cas à considérer comme des citoyens Français de seconde zone et il en va de l’honneur de cette République de leur rendre cette justice : nous avons les mêmes droits et les mêmes devoirs. Pour autant doit-on réécrire l’histoire ? Devons-nous gommer ce passé qui ne fut pas toujours glorieux, devons-nous déboulonner Voltaire ?

Aujourd’hui, chacun regarde ce qui l’arrange, en fonction d’une facette de son identité. Mais s’il y a des personnes pour lesquelles l’exercice de leurs droits est mis en cause en raison de leur couleur, de leur religion, de leur orientation sexuelle, cela relève d’une rupture de l’égalité qu’il faut combattre, et non des conséquences d’un «suprématisme blanc» ou d’un néocolonialisme rampant !

Voici un bon sujet de réflexion sur lequel on devrait un peu mieux se focaliser plutôt que sur l’écriture inclusive ou l’interdiction de la 5G : Comment participer à la fois à décoloniser les mentalités tout en réclamant avec insistance à la République, la Justice et l’Egalité pour tous ? Comment faciliter ce dialogue de vérité entre tous nos concitoyens, quelles que soient leur religion, leur origine ?

Sommes-nous exemplaires en tant que Citoyens – assez matures – pour affirmer haut et fort qu’un citoyen justement, a des Droits et des Devoirs , et qu’on doit le regarder indépendamment de sa couleur de peau ? Mais sans oublier que « C’est le devoir qui crée le droit et non le droit qui crée le devoir » …

En tous cas, si il faut condamner le racisme, il faut condamner tous les racismes. Remplacer un racisme par un autre n’est pas une victoire. C’est le même cancer, qui frappe d’autres personnes. Le racisme anti-policier par exemple : ce racisme est aussi dangereux, si nous le laissons se développer nous paverons nous-mêmes le chemin qui nous conduit vers la guerre civile ! Mais ceci ne doit pas nous empêcher de dénoncer le racisme venant de brebis galeuses au sein de la police. Il n’est pas acceptable et doit être condamné avec la plus grande force.

Toutes ces questions, et d’autres , déchainent les passions, les rancœurs et amènent un climat haineux, un climat de suspicion entre Français et notre fameuse devise “Liberté Egalité Fraternité” semble se dissoudre dans les vociférations de tous ordres.

Tout ce mal être d’une France qui souffre et s’autoflagelle ad nauseum aboutit aujourd’hui à la généralisation de propos complotistes. J’ai souvent entendu dans la bouche de gens simples qui souffrent et subissent,  cette phrase : “C’est voulu !”. Voilà qui expliquerait tout selon eux !  Aujourd’hui j’en entends une variante : pas mal de compatriotes fustigent les actions « souterraines » d’une sorte de monstre froid (quoique Satanique selon certains …) qui gouvernerait le Monde … Certains appellent cela “l’Etat Profond”. Etat Profond mon CUL ! En effet, s’il y a bien d’autres sources de pouvoir dans la démocratie que des individus légalement élus (les lobbies, le pouvoir de la Finance internationale, le pouvoir médiatique, toutes sortes de pouvoirs qui ne sont pas assujettis au rythme de la démocratie) la naïveté de la théorie conspirationniste de l’Etat profond est de supposer, par une lecture monocausale, que ces contre-pouvoirs vont tous dans le même sens, qu’ils se concertent.C’est ce qu’on appelle communément un biais d’intentionnalité : attribuer quelque chose à des groupes non constitués … qui plus est dans un Pays comme le notre, doté de contre-pouvoirs efficients, d’une presse plurale et d’un État de droit authentique (quoiqu’on en pense) …

En effet, au sein d’un monde enragé, nous sommes en France,  dans une oasis de la pensée libre. Et il me semble que cette liberté d’expression devrait nous engager à être force de proposition plutôt que force de vitupérations portée par l’ignorance et le complotisme « monocausal »… Cette extraordinaire liberté  implique en effet le débat, la confrontation. C’est un chemin semé d’embuches qui exige de la subtilité, le goût de la complexité et de la nuance et beaucoup d’ empathie et quand même, un peu d’intelligence … Quand même … Car, non, tout n’est pas forcément “voulu” ! Mais par contre, tout a une cause. Et le plus souvent plutôt plusieurs causes …c’est bien ça le problème ! Plusieurs causes … Mais qu’est-ce que c’est compliqué !

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Le monde ne se réduit pas au problème de la Poule et de l’Oeuf. C’est un peu plus compliqué …

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Réfléchir sur la Mort et rester positif …

Pas facile … Cette année encore, en plein mois de Juillet, j’apprends qu’une ex collègue de travail est décédée à 59 ans , crise cardiaque … L’an passé, c’était Jean Paul, un autre ex collègue de travail, parti en retraite peu de temps avant moi. L’année d’avant c’était mon vieux copain Denis, avant c’était Jacques un autre vieil ami … Bref, ça n’arrête pas ! Mes amis s’éteignent les uns après les autres à des âges qui sont proches du mien … Alors inévitablement je me dis : à quand mon tour ? Je rie jaune. Je nargue le sort. Je menace le Diable et tous les Saints. Mais j’en suis sûr; ça arrivera. Fort heureusement, je suis encore plein de force. Cela doit être pour ça que j’ai l’impression qu’il me reste du temps à vivre. Je n’ai pas peur. Mais il n’empêche, je sens tous les jours le vent du boulet.

Les Hommes ont oublié qu’ils étaient mortels. Dans nos sociétés modernes on se croit à l’abri de la Mort. Invulnérable. De plus, le sujet est tabou. On n’en parle pas. C’est sans doute pour cela que je veux en parler, car, oui quoi, après tout la Mort, c’est tout à fait normal, cela fait tout simplement partie de la Vie ! Naître,  c’est être condamné à mourir ! Mais je n’ai pas envie de faire pleurer ou d’amener de la tristesse. Aussi, je vais donc essayer d’en parler de façon positive et OPTIMISTE en expliquant pourquoi, souffrances mises à part, je n’en ai pas peur et n’attends pour moi, aucune vie après la vie. Autant vous dire que les notions de Paradis et d’Enfer me font sourire …

Il ne s’agit donc pas de me questionner sur une éventuelle immortalité personnelle à laquelle je ne crois en aucune façon, ou sur la destruction à jamais de ce que je suis, mais d’évoquer plutôt l’idée que cette dimension post mortem de notre existence pour d’autres n’est pas sans lien avec la nôtre. Et même que la façon dont nous menons cette existence est dans un rapport constant à cette dimension. En fait on ne peut pas ne pas penser à cet “Après” sans adapter notre propre vie à cette fin … C’est ce qui fait que nous pouvons vivre dans ce rapport à notre « postérité », qui ne sera pas nous mais, néanmoins, quelque chose de nous. (enfin, je veux le croire …)

Il faut évoquer ici cette particularité remarquable de la condition humaine qui fait que nous ne sommes pas seulement des êtres vivants biologiques qui perpétuent leur seule espèce et qui cessent tout à fait d’être après leur fin comme vivants, mais aussi des individus qui vivent dans la mémoire de leurs prédécesseurs et qui s’adressent au témoignage de tous les autres hommes, dans l’idée que toute vie individuelle passée se doit d’être d’une façon ou d’une autre, exemplaire. D’une manière dont pourraient vivre tous les autres hommes, contemporains ou futurs, qui peuvent s’y référer en y trouvant des manières d’être humains, des constructions pérennes, des abris contre le chaos qui nous entoure à tout jamais. De quoi continuer l’aventure humaine.

En fait, à bien y réfléchir, comme nous le rappelle le célèbre mot d’Auguste Comte : « l’humanité est faite de plus de morts que de vivants », l’Humanité étant entendue par Comte comme « l’ensemble des êtres passés, futurs et présents qui concourent librement à perfectionner l’ordre universel »

En effet, nous vieillissons, et nous perdons peu à peu les traits spécifiques essentiels qui nous constituent pour nous disloquer lamentablement. Mais quoi, ce n’est pas un Drame, c’est plutôt un Miracle, car nous en avons conscience et nous pouvons même l’anticiper !  Ainsi à travers la génération et la succession des individus c’est une sorte de succédané de l’éternité de l’essence humaine qui est obtenue, au travers de ce qu’on pourrait donc appeler une immortalité relative de l’espèce : d’individus en individus qui arrivent  à la pointe de l’épanouissement des capacités complètes de leur espèce, c’est une même espèce qui se maintient contre les inévitables altérations du temps et l’entropie de la matière. C’est donc par les moyens de la mortalité que l’immortalité de l’espèce humaine s’affirme, en même temps que croit notre perception de l’Univers ! Et même, voilà le Miracle pour moi, en renforçant l’ordre du Monde, les vivants, de générations en générations, injectent du sens en ce Monde obscur et improbable. Si l’Humanité “biologique” des vivants se comporte encore trop souvent en “bête” brute et sanguinaire, l’Humanité “de la pensée”, en construction, capitalisant de génération en génération, permet peu à peu de s’extraire de cette condition purement animale, en élaborant une “conscience collective”, toujours plus élevée. Enfin c’est mon credo !

Et oui, notre espèce n’est pas tout entière constituée par les vivants : notre essence est en relation avec nos prédécesseurs, avec des réalisations passées, avec une mémoire capable de se sauvegarder et de mettre en place, supérieure à la vie telle qu’elle va, de la valeur. Ainsi l’espèce humaine n’a pas seulement une actualité biologique, elle se réfère à elle-même selon une histoire constituée. Alors, voilà pourquoi le sens de nos paroles, de nos actes, notre apparence, notre réputation, ont bien en nous, de près ou de loin, une source signifiante et c’est encore mieux quand c’est une forme d’exultation qui peut servir à d’autres, qui peut porter d’autres à ce sentiment d’être vecteurs d’espoir plutôt que les jouets d’une existence illusoire, de générations en générations …

Et donc se faire à l’idée que « mourir» ce n’est pas entrer dans le néant. Un néant du passé par rapport au présent de l’actualité de la vie, qui serait le seul à faire réalité. Mourir c’est entrer dans la relève du vivant et incorporer un corpus collectif, de nature à aider les vivants à s’accomplir et à progresser. C’est cela qu’il faut comprendre, c’est cela qui doit permettre d’accepter notre mort biologique ! Et c’est dans cette posture intellectuelle que je veux m’inscrire pour ne pas sombrer dans un nihilisme facile ou une tristesse inutile et contre-productive.(même si quand même, cela n’est pas gai et aussi parce que j’en reprendrai bien pour 100 ans histoire de m’amuser encore et encore).

Mais, en corolaire, ce monde doit être aussi sauvegardé : il réclame les soins des générations vivantes pour qu’il puisse être transmis à celles qui suivront. Voilà qui a déjà de quoi donner du sens à notre vie, car tout nouveau venu est un « barbare » et si l’on y prend garde, nos édifices peuvent s’écrouler, pierre après pierre, au sens propre comme au sens figuré. C’est pourquoi l’éducation, la Culture, ont pour tâche d’adapter les nouveaux vivants à ce monde fait de plus de morts que de vivants déroulant leur vie en lui.  L’humanité des nouveaux humains est en somme apprise ; comme elle n’a rien d’inné, elle passe par cette acculturation lente grâce à laquelle des humains fraichement nés se mettent à parler une langue parlée par d’autres avant eux. Ce monde beaucoup plus vieux qu’eux se défend ainsi par là du risque de violence et de destruction que contient la nouveauté radicale de ces nouveaux-venus qui pourraient penser que le monde devrait avoir leur âge et que la réalité des hommes est née en même temps qu’eux. (j’en connais)

Au final, au delà de la mémoire personnelle des individus qui peuvent se rappeler leurs ascendants ou se référer à des exemples ancestraux, il y a toute cette récapitulation culturelle qui réactive des résultats, reprend des œuvres intellectuelles, reproduit des codes, des règles, des langages, des connaissances (ndlr : et malheureusement aussi des croyances …). Cette très longue histoire éclaire notre parcours d’humanité, gageons qu’elle éclaire le chemin devant nous. Les lois de Galilée, de Newton, les découvertes d’Einstein ou les poésie de Ronsard ne communiquent pas forcément le génie qui a été nécessaire pour les découvrir mais elles sont un acquis durable … surtout quand la liberté de conscience permet d’en jouir pleinement !

Voilà donc le sens de la vie, voilà donc le sens de la Mort !

Ainsi, il est vain et sot d’espérer une vie individuelle après notre propre vie, qui perpétuerait notre petite personne ! Essayons déjà seulement, de notre vivant, de perpétuer et d’enrichir la conscience humaine dans toute sa puissance d’investigation ! En voyant plus loin, en pensant plus haut, en pleurnichant moins …

Mais à la fin de cette belle comédie personnelle  il ne faudrait pas souffrir ; ça non. Mourir avec le sourire en quelque sorte. Je ne sais pas si je parviendrai à ce tour de force. Ou alors, une aide, une main charitable, un breuvage qui délivre… Je réclame donc le Droit de mourir dans la dignité pour tous les Hommes. Pour que l’on puisse choisir les conditions de sa propre fin de vie, en souriant si possible …

Mais, quand même, cela suppose que l’on ait bien vécu, que l’on soit allé jusqu’au bout de ce qu’on peut être, pleinement. Et là … c’est le drame ! Gasp ! Je ne sais pas si j’aurai du aborder ce sujet… Je suis face à mes contradictions, mes limites … Je ne suis certes pas allé jusqu’au bout de mes rêves et ne suis, soyons réaliste, ni plus ni moins qu’un simple passant … Bah ! Le mieux c’est d’en rire et d’essayer quand même de durer, parce que c’est bien gentil tout ça mais il y a encore tant de choses à vivre, tant de sujets de réjouissance et de plaisir … Parce que non il ne faut pas gâcher son plaisir. Jamais. Il faut rire, rire de tout, même de la Mort ! Allons, allons, réjouissons-nous que Diable ! Pour les Siècles des Siècles ! Ahahahahahahahahahaha…(rire sardonique).

Mais à la réflexion, je pense comme le disait Léo Ferré “qu’Il faut faire semblant de ne pas savoir qu’on va mourir …”

Et je rajouterai ceci qui me parle vraiment :

« Chaque instant de ce moment irréversible est à la fois premier et dernier, et par conséquent chaque instant est irrépétible, unique, non pas en ce sens que le suivant dégénérerait du précédent, mais en ce sens que le mouvement d’amour n’admet aucune rétroversion sur le passé de l’ego, aucun recourbement, sur l’intérêt propre; en ce sens que chaque instant d’amour est une initiation à la vita nova. « Hic incipit vita nova. » Ici commence le printemps, ici commence et recommence l’éternelle jeunesse. »
« Le vent se lève, c’est maintenant ou jamais, ne perdez pas votre chance unique dans toute l’éternité, ne manquez pas votre unique matinée de printemps ».
Vladimir Jankélévitch –

Du coup, voici un moment de plaisir musical… Ecoutez-ça … C’est magnifique !

Et enfin, une leçon sur le savoir vieillir … Cliquer ICI

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Tour du Devoluy avec le gars Henri

Ce Dimanche 26 Juillet 2020, Henri nous a préparé un itinéraire sympa : pas loin de 400 kms de moto du côté du massif du Dévoluy. Ce massif montagneux est situé à cheval sur les départements des Hautes-Alpes principalement, de l’Isère et de la Drôme. Le point culminant du massif, l’Obiou, s’élève en Isère. Le Dévoluy est un massif des Préalpes du Sud entouré par le Champsaur, le Gapençais, les pays de Buëch (Bochaine, Veynois), le massif du Diois, le Trièves et les Écrins. Il est bordé par le Drac, le Petit Buëch et le Grand Buëch. Le lac du Sautet, qui est une retenue hydroélectrique, baigne le nord du massif. C’est un massif calcaire, typique des Préalpes, fortement modelé par l’érosion glaciaire. On y trouve de nombreux vallons et d’importants éboulis, qui donnent sa couleur caractéristique grise à la roche. En raison de sa position méridionale, et malgré son altitude, les glaciers ont entièrement disparu.

Joli parcours :

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En direction de la Mure on aperçoit le Mont Aiguille :

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En passant au Col du Noyer d’une altitude de 1 664 m séparant les vallées du Champsaur et du Dévoluy dans les Hautes-Alpes, Henri en profite pour m’indiquer les paysages qu’il connait bien :

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C’est très beau ! Cliquez sur l’image ci-dessous pour vous balader dans le Panorama …

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On reviendra par là …

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Voilà ! Et on est rentrés par notre bon vieux Col du Rousset ! C’est notre jardin …

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Petit tour à moto dans notre doulce France

Avec mes amis Henri et Eloise, du 11 au 17 Juillet 2020, joli tour à moto pour voir les copains … 1000 kms, en passant par Versols et Lapeyre en Aveyron, puis par Bournel dans le Lot et Garonne et retour par le Périgord noir pour voir les châteaux … et, bien sûr, rien que des petites routes … malgré la pluie vers la Bourboule, au retour, ça valait bien le détour !

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On fait donc une première étape vers l’Aveyron, partant de Vienne en passant par Saint Etienne, Le Puy en Velay, Langogne, Mende, Severac le Chateau, Millau, puis Saint Affrique pour arriver à Versols et Lapeyre chez mon copain Jean Mi. Là, il fait bon vivre … Entre les parties de boules, le bruit de la Sorgues, les balades dans les bois et l’apéro !!!

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La partie de boules avec Jean Mi, le Glaude et Henri … cliquez sur l’image pour voir le film …

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Puis nous repartons en direction de Bournel dans le Lot et Garonne. Nous passons par Albi, Gaillac, Montauban, Lafrançaise, Lauzerte, Montaigu de Quercy, Saint Vite, Monflanquin, Villereal pour arriver non sans avoir cherché un peu au lieu dit “Maison Neuve” 

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où l’on retrouve Hubert et Catherine.

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Les discussions sans fins ont alors pu reprendre de plus belle … Henri n’a pas perdu son flegme devant les diatribes passionnées de l’Homme à la crinière blanche et au drapeau noir …

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Bref. Superbement reçus comme d’hab. C’était bien sympa.

Puis nous sommes rentrés en 2 étapes en passant par Monpazier, Belvès, Siorac en Périgord, Saint Cyprien, Beynac et Cazenac, La Roque Gageac, Souillac, Brive, Tulle, Argentat, Saint Privas, Mauriac, Trizac, Riom es Montagnes, Condat, pour arriver et coucher à la Bourboule. Puis le lendemain 17/7, retour par le Mont-Dore, Chambon sur Lac, Murol, Saint Nectaire, Montaigu le Blanc, Champeix, Vic le Comte, Thiers, Boën sur Lignon, Saint Symphorien sur Coise, Saint Maurice sur Dargoire, Givors … Rien que des petites routes je vous dis !

Ma BMW 1200 GS a bien ronronné. 70 000 kms au compteur et pas un problème ! Elle est toujours aussi attachante pour ce genre de virée …

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En vélo avec la bande à Momo …

Cette année encore, nous nous sommes retrouvés en cette mi-Juin 2020 pour quelques jours de balade à vélo entre vieux amis. Quelques uns n’avaient pas pu se joindre à nous cette année. Mais il restait une bonne bande : une équipe de “vieux durs” avec Maurice Glandut, Maurice Carrier, André Rochette, Henri Gillet, Thierry Caillat, Michel Didier, une bande de joyeux drilles, pas de toute première fraicheur, mais avec une expérience inégalée sur bien des plans … Nous étions hébergés au domaine de Meyras situé 3039 Route des Crêtes, sur les hauteurs de Tournon, situé sur les premiers contreforts de l’Ardèche … Je vous le recommande.

Mon copain Dédé m’avait dit “prends ton vélo électrique ça va monter !!!”. Je crois que j’ai bien fait …

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Voici une photo avec de gauche à droite : Thierry Caillat, André Rochette, Henri Gillet, Michel Didier, Maurice Glandut et votre serviteur … En fait cette photo est un montage. J’ai pris le groupe des 5, puis j’ai demandé à l’un d’entre eux de me prendre en photo. Or comme il fallait que je recompose l’image avec moi dessus, sans cacher l’un d’entre eux ( je suis en effet très mince …) j’ai choisi de me vautrer sur le rocher …

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Le vélo, je vais vous dire : il n’y a rien de mieux pour vivre bien … Le matin après un solide petit déjeuner on part sur les circuits concoctés par Maurice, on roule une soixantaine de kilomètres. On récupère ceux qui se perdent (Thierry …) , on discute inlassablement du chemin qu’il fallait suivre. Vers les 14 h on rentre. Petite douche puis apéro. Repas pris en commun avec bien entendu toutes les bonnes histoires des uns et des autres et les spécialités bien préparées … Puis sieste (indispensable et réparateur).

Ensuite un bain rafraichissant dans la belle petite piscine du domaine, dans la lumière du soleil couchant, avec les Alpes, le Vercors et toute la vallée du Rhône jusqu’a Crest en face de nous … (Bon je ne veux pas parler des fesses à Momo …)

Puis parties de boules de haut niveau avec stratégies, pointeurs démoniaques, tireurs d’élite et balayage du terrain …

Re apéro

Repas du soir…

Puis dodo !

Ah oui j’oubliais : pas de TV, pas de Radio, pas de téléphone (à part pour le suivi des parcours)  … qu’est-ce que cela fait du bien !

Pareil le lendemain et le sur lendemain. C’est pas compliqué la vie !

Cliquez sur l’image pour voir le film de quelques moments piqués sur le vif …

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Et nous finissons le séjour par une petite balade au creux d’une petite rivière bien cachée…

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Les artistes posent devant mon objectif :

Dédé

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Thierry

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Michel

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Henri

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Maurice

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ET puis moi …

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Y sont fous ces Gaulois, sur le Pont Romain !

PontRomain

Ah Doulce France !!! On est pas bien là Tintin ?

Pour finir, la chanson que Thierry n’a pas arrêté de chantonner en roulant …

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La bonne parole aux égarés …

A l’issue de cette pandémie catastrophique, le moins que l’on puisse dire c’est que le moral n’est pas globalement, au beau fixe, et, pour certains, les illusions d’un « Après » meilleur s’envolent ! 

Attention cependant car si la situation est inédite nous devons garder la tête froide et ne pas « jeter le bébé avec l’eau du bain ». Et il y a des sujets prioritaires et d’autres un peu moins … Il ne s’agit pas de mettre un étouffoir sur l’imagination, l’innovation, le rêve, l’espoir, la créativité ou l’utopie mais quand même,  la période nous permet de mettre le doigt sur toutes nos contradictions… le grand écart entre convictions et responsabilités ça n’est pas nouveau ! 

Soyons simplement réalistes et là non plus ça n’est pas nouveau : virus ou pas virus, pandémie ou pas pandémie, Il nous faudra travailler encore et encore à l’émergence des conditions aptes à favoriser la qualité de vie des personnes, des groupes et des institutions dans l’ordre, la liberté, la justice, la concorde et la paix ! D’autant que dans une société démocratique, il n’existe pas un « bien commun » idéal qui serait au-dessus de toute discussion. Citoyens et gouvernements doivent plutôt composer avec plusieurs conceptions différentes, voire opposées, du « bien commun ».

N’oublions pas que nous devons individuellement et collectivement nous perfectionner, passer notre vie à nous perfectionner car au fond, « Vivre, c’est transformer l’expérience en conscience » ! Car si nous sommes tous de bonne volonté nous sommes par nature imparfaits. Aussi, en dépassant nos erreurs, j’espère que les luttes des uns et des autres seront toujours plus légitimées par une volonté de Progrès (qui semble-t-il ne fait plus rêver grand monde, plus personne n’ose parler de « progrès » cela me navre …)

Parce qu’elle a le mérite d’exister, face au chaos,il faut absolument , sans rupture inutile et contreproductive que l’on continue à œuvrer à la construction de la société et du “Bien Commun”. D’abord par la promotion de l’argumentation, l’exercice solide de la raison et le développement de l’esprit critique et logique, tout en nuance mais avec force. Cela n’empêche donc nullement de savoir dire NON.

Alors bien sûr, on peut rappeler cette phrase qui ne date pas d’hier : « Il y a si loin de la manière dont on vit de la manière dont on devrait vivre, que celui qui laisse ce qui se fait pour ce qui devrait se faire, apprend plutôt à se détruire qu’à se préserver. Et par conséquent, il faut qu’un homme qui veut faire profession d’homme bon, au milieu de gens qui ne le sont pas, doive apprendre à pouvoir être mauvais, et à user ou non du caractère mauvais selon la nécessité. » … (Machiavel – 1683)

Mais en aucun cas, en tant que citoyen d’un Pays évolué, je ne souhaite  légitimer la violence (quand bien même ce serait dans ma nature). Je préfère qu’on s’efforce collectivement  à l’élaboration patiente et opiniâtre d’une communauté du respect de l’autre, travailler à la responsabilisation, à l’apprentissage, à la pensée positive, à la co-construction d’intelligibilités collectives, et au développement concerté de la connaissance, avec empathie et lucidité. C’est au service d’une sagesse concrète qu’il faut entendre l’élaboration de notre vie commune. Toute philosophie qui omettrait de se poser la question de savoir comment nous amener à la liberté de conscience et à la sagesse se voue à geindre de la « mauvaise volonté ». Je ne souhaite pas passer mon temps à geindre, pas plus que hurler avec les loups … Pour progresser et faire progresser il y a d’autres moyens … certes plus lents, mais plus pérennes.

D’ailleurs, du seul fait de cet épisode terrible, nous avons franchis une nouvelle étape qui devrait nous permettre de penser le Monde du futur, en tenant bien mieux compte de ce que nous savions avant, de ce que nous sommes en train d’apprendre et de comprendre, de ce que nous voulons vraiment, et aussi en tenant compte de toutes nos formes de dépendances intolérables et destructrices … vaste programme !

Enfin, plus globalement, afin d’éviter d’être sources d’incompréhensions et de contre- vérités, il faut encore plus aujourd’hui penser à ce que l’on dit, essayer de ne dire que des choses qu’on pense personnellement et qui ont du sens. Il faudra encore plus se défier de toutes les mécaniques par lesquelles d’autres pensent à notre place. Si on parvient à faire ce travail sur nous-même, ça ne changera pas la société du  jour au lendemain mais c’est une condition pour la démocratie et pour une société plus humaine. 

Et cela souligne encore un peu plus notre responsabilité de traiter les uns avec les autres avec plus de gentillesse et de compassion. Ne l’oublions pas non plus.

Alors, après la thèse, voici l’antithèse :

Louise Michel pourrait encore dire aujourd’hui  : “Si il y a des miséreux dans la société, des gens sans asile, sans vêtements et sans pain, c’est que la société dans laquelle nous vivons est mal organisée. On ne peut pas admettre qu’il y ait encore des gens qui crèvent la faim quand d’autres ont des millions à dépenser en turpitudes. C’est cette pensée qui me révolte.”

Donc, face aux excès des financiers, des publicistes à tous crins, des vendeurs de vents, des profiteurs de tous bords … pas de pitié ! ça suffit ! On va  devoir combattre ceux qui vont nous raconter demain qu’il va falloir continuer à faire comme avant. (ça me fait penser à mon ancien employeur, ORANGE. Je viens d’entendre une publicité dans laquelle une personne vante l’achat d’un téléphone mobile. Pour faire passer le maximum d’informations dans le minimum de temps, la voix de la vendeuse est accélérée à la limite de l’intelligibilité. Je trouve ce genre de pratique tout à fait insupportable. Si je tenais le c… qui promeut ce genre de pratique je lui dirai à mon tour, mais lentement, très lentement, ma façon de penser …) Et si ça se trouve ce pauvre décérébré a créé son message publicitaire alors qu’il était en télétravail !!!

Et puis nos comportements doivent changer :

Post Covid

Bon. Allez une petite musique du groupe SCHILLER pour nous calmer …

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Un récepteur Ondes courtes archi simple …

Je suis toujours un peu “agacé” lorsque je découvre que l’on peut fabriquer des dispositifs très peu chers et très simples, capables de fonctionnalités aussi évoluées que celles d’appareils sophistiqués et inaccessibles par leur tarifs élevés … Là c’est tout à fait le cas avec ce récepteur Radio conçu avec seulement quelques composants à très bas prix. En effet, ce récepteur Radio est capable de capter les Ondes Courtes et pourtant il fonctionne avec un circuit qui, d’une part n’est pas prévu pour cela au départ, et qui, d’autre part, ne vaut quasiment rien. J’ai nommé le circuit intégré LM 386 que tout électronicien connait bien en tant que mini amplificateur audio Basse Fréquence.

J’ai découvert dans une publication américaine que j’ai traduit pour vous (voir lien) que alors que cet omniprésent circuit intégré a été conçu pour être utilisé comme un amplificateur audio, il a un certain nombre de caractéristiques non documentées qui peuvent être exploitées pour créer des circuits de récepteur radio simple offrant des performances étonnamment élevées, avec qui plus est, une consommation électrique négligeable.

Voici le schéma que j’ai retenu, comme vous le voyez, juste quelques composants très courants. Attention cependant, la self d’accord doit être bobinée sur un noyau de ferrite :

Capture d'écran 2020-06-01 14.12.56.png

Quelques photos de ma réalisation, dans une boite de cigares …

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Ouh là là que ça m’énerve ! ça fonctionne ! Avec un antenne extérieure, je capte sans problème la Gamme de 1 à 6 MHz … Pour arriver à faire cela d’une façon classique il aurait fallu normalement beaucoup plus de composants et un circuit beaucoup plus complexe … Incroyable !

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Philosophie virale …

Même si il m’a permis à la fois de protéger ma famille et une certaine créativité …

RetourVersConfinement

ce confinement ne peut durer !

Il faut réfléchir, très vite, à la société de l’Après …

Mais ce n’est pas selon moi le seul point de vue « Politique » (avec un grand P), qui devrait nous conduire, c’est plutôt un point de vue « Philosophique ». J’ai déjà dit que je pense qu’elle ne sera pas meilleure que la société de l’Avant et qu’elle pourrait d’ailleurs être pire. Mais en disant cela je laisse aller mon pessimisme, mon côté froid et moqueur, mon côté sombre. Ce tout petit microbe, ce tout petit « être » qui nous tue tous sans distinction de couleur de peau, de religion, de niveau social, de localisation géographique, devrait nous faire réagir pour souligner notre responsabilité de traiter les uns avec les autres avec plus de gentillesse et de compassion, et de préserver et chérir la vie si improbable, si miraculeuse et si fragile ainsi que la seule maison que nous ayons jamais connue c’est à dire la Terre.

Certes, l’avenir n’est pas écrit et dépend de nous et, en toute conscience, on a le devoir de se révolter contre tout les plans machiavéliques qui assurent la domination de l’Homme par l’Homme induite par le capitalisme mondialisé ou la domination de l’homme par l’État des régimes autoritaires. Cependant, cela ne change rien au fait que nous sommes confrontés collectivement à toutes les illusions de notre grandeur fantasmée, de notre obsession de nous mêmes, de nos préjugés anthropomorphiques. Nos postures, notre importance imaginée, l’illusion que nous avons une position privilégiée dans l’univers, sont remises en question par ce virus issu d’une Mère Nature aveugle et sourde.

Hier je croyais naïvement que cette dernière ne pouvait pas me nuire et que l’eau et l’air m’appartenaient pour me servir. Je suivais le mot d’ordre proclamé jadis par Descartes selon lequel l’homme moderne devrait se vouloir rendre, par le développement indéfini de la science, «comme maître et possesseur de la nature».

Je suis de ceux qui ont longtemps pensé que le monde repose sur le fait que les biens terrestres doivent être recherchés, que le développement sera toujours possible, en tant qu’accroissement quantitatif et « progrès ». Mais force est de constater que malgré nombre d’alertes donnés ces dernières années par les Scientifiques eux-mêmes, nous continuons d’exploiter plus que de raison le monde qui nous entoure. Aussi, il me semble quasiment incontournable de bloquer ce développement forcené . En effet, l’Homme n’est plus la Nature (comme aurait dit Spinoza) et il y aura toujours une contradiction à vouloir se développer tous azimuts tout en maintenant un écosystème dans sa qualité originelle, du moins celle qui a été propice à notre apparition.

Nous nous entêtons à placer l’homme en son centre, quand il faudrait le replacer dans son contexte naturel, environnemental, écologique, global. Je suis de plus en plus persuadé qu’il faut absolument appeler à un équilibre planétaire dans lequel l’homme ne serait plus central ni la mesure de toute chose. Je viens de comprendre qu’on doit penser le Futur avec l’idée que l’Homme n’est pas le centre du Monde…

Et d’ailleurs depuis longtemps déjà, mon chat l’a compris …

Gaston1

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A bas les masques …

IMG_3517Quand on voit à quel point, dans un Pays dit hautement civilisé, sont mal gérés non seulement les décisions liées à la pandémie du COVID-19, mais aussi l’approvisionnement des masques pour le déconfinement, il y a de quoi crier au scandale. Et je vois fleurir ici et là des récriminations vengeresses, dans le style :

  • Qui a parlé d’incompétence ?… je pense que le mot est faible !…
  • Il y a longtemps qu’ils ont atteints leur seuil d’incompétence. Lire ou relire le principe de Peter…
  • Bande d’incapables ! Il faudra bien qu’ils payent pour toutes ces conneries.
  • Ceux qui ont ce pouvoir n’ont rien à secouer de la vie des soignants et de la vie des gens du peuple.
  • Dotation en masques non seulement périmés, mais masques dangereux pour la santé
  • Ah ! si on avait utilisé le protocole Raoult !
  • Mais ils ont désorganisé les services publics, pour les rendre inefficaces afin que les gens demandent des services privés …
  • Le privé n’agit pas pour le BIEN COMMUN …
  • On va leurs montrer à ces bandes de bouffons de quel bois on se chauffe …
  • Il ne faudra plus voter pour lui …

Etc, etc …

Cette épidémie nous oblige à porter des masques mais en même temps elle fait voir les humains tels qu’ils sont … Les faiblesses de notre “système” viennent d’éclater au grand jour, c’est sûr, l’impéritie de certains grands corps d’Etat, le saccage du Service Public Hospitalier, etc, etc … Mais est-ce que tout ça ne serait pas, au moins en partie, tout simplement la preuve de notre incompétence « générale » à piloter de façon coordonnée un évènement de cette ampleur ? Et aussi dû à notre horreur congénitale envers toute forme de discipline collective ? En effet chacun y va de son point de vue, moi j’aurai fait ceci, moi j’aurai fait cela, mais par contre personne ne voudra jamais et n’aurait jamais voulu suivre un processus précis de bout en bout. Trop contraignant. Trop autoritaire. Pas d’accord. C’est pas démocratique. Bref. C’est chiant.

Sans compter les nombreux circuits de commandement. Au niveau Public. Au niveau Privé. Au niveau National. Au niveau Régional. Au niveau local. Au niveau individuel. Par exemple pourquoi s’étonner que des chaînes de supermarchés soient désormais approvisionnées en « masques » alors que des établissement publics ou pas, ne le sont pas ? Je ne vois pas ce qu’il y a d’étonnant : Ce ne sont pas les mêmes circuits d’approvisionnement, ce ne sont pas les mêmes décideurs, ce ne sont pas les mêmes acheteurs, ce ne sont pas les mêmes négociateurs, ce ne sont pas les mêmes « enveloppes », ce ne sont pas les mêmes économies, ce ne sont pas les mêmes cycles de vie, ce ne sont pas les mêmes « manettes » de commande. Et depuis quand les groupes commerciaux privés, les grandes surfaces, les hypermarchés, ces association d’entrepreneurs juridiquement et financièrement indépendants, sont des organisations philanthropiques inféodées à l’Etat ??? Le Privé n’a pas un objectif de service public c’est bien évident. Cependant avouons-le, il participe du bien être des populations à la condition expresse qu’elles soient clientes ! Mais ce mécanisme ne doit rien à nos impôts… Inversement et paradoxalement, le service public qui est essentiellement possible grâce à l’impôt remplit de plus en plus difficilement ses attributions … Pourquoi ? Et bien parce que la fonction publique a été dénigrée et dévaluée non seulement par nos Gouvernements successifs soucieux de “dégraisser le Mamouth” mais aussi par ces mêmes populations de clients consommateurs avides d’immédiateté, d’individualisme et de propriété. « La propriété privée nous a rendus si stupides et si bornés qu’un objet n’est nôtre que lorsque nous le possédons. » (Karl Marx).

Le collectif ne fait plus florès depuis belle lurette on préfère moi moi et Moi et tout de suite, plutôt que devoir attendre son tour dans la file d’attente des Droits et des Devoirs … Et enfin, il y a l’énorme inertie de certains circuits de décisions administratifs à outrance et technocratiques procéduriers (oui il y a de quoi simplifier, mais simplifier ne veut pas dire “détruire” …). Sans compter les petites lâchetés du Pouvoir, le pantouflage, l’endogamie des grands corps d’Etat, les réseaux des copains (et des coquins), le manque de contrôle interne, et les grands serviteurs de l’Etat qui après avoir gravi tous les échelons de la grille indiciaire de la Haute Fonction Publique choisissent d’intégrer de grosses entreprises plutôt que de faire le compte de leur échecs , ou la peur des élus d’être attaqués en Justice et qui ouvrent le “parapluie”…

En France on est Jacobin, par Culture je dirai et on attends tout de l’Etat, l’Etat providence. Surtout quand il y a un problème de cette ampleur ! Mais Bon Dieu que fait l’Etat ? Alors qu’ il y a belle lurette qu’on prend grand soin , si cela est possible, de le contourner, s’en moquer, le dénigrer, l’affaiblir et c’est d’ailleurs une sorte de plaisir de gourmet … Enfin l’Etat, mis à part le fait que ses laquais se servent sur la bête, à quoi ça sert ? C’est une bande d’inutiles, d’incompétents, de travailleurs indépendants avec garantie de ressources, tout comme ses Fonctionnaires !!! Toute décision de sa part est presque toujours insatisfaisante puisqu’elle n’est jamais le choix entre une bonne et une mauvaise solution mais entre une bonne solution (la mienne) et une très mauvaise solution (la sienne) … Quand il y a un problème c’est l’Etat. De même pour l’Homme Politique ! L’Homme politique ne décide pas, il est coupable ! Il décide, il est coupable !

Dans ce Pays on se méfie des « capacités collectives d’agir ». On préfère de loin les capacités individuelles de réagir … ça me les brise ! Ne pas s’étonner si certains veulent de l’ORDRE !!! Ceci étant dit, objectivement c’est vrai, on a manqué de masques. Je pense que bientôt, on va crouler sous les masques …

Mais plus globalement quand il y a une crise d’une telle importance, qui réclame des mesures urgentes, on ne peut pas se livrer à une analyse individuelle des comportements de chacun, pour adapter les contraintes qu’on devrait imposer. On est obligés de se baser sur des statistiques. On est obligé de se fier à des valeurs moyennes qui peuvent paraître arbitraires et d’ailleurs toutes les mesures prises peuvent paraître arbitraires … Les “Politiques” face à l’urgence doivent bien entendu continuer à tenir le gouvernail, à prendre des décisions, et tenter de fixer un Cap. Bien malins sont ceux qui feraient mieux car ils doivent le faire forcément en toute méconnaissance de causes puisqu’ils ne connaissent pas tout,  puisque les scientifiques eux-mêmes font des recherches qui n’ont pas encore abouti. Et décider dans un tel cas c’est prendre de gros risques qu’ils doivent ensuite assumer. Absorber toutes sortes d’informations incertaines, voire contradictoires et , dans cette grande confusion, trancher en naviguant à vue … Je ne voudrais surtout  pas être dans la peau du Ministre de la Santé en ce moment ! C’est pour ça que je ne hurle pas avec les loups.

Alors,  j’entends beaucoup de mes amis idéalistes dire : il faut saisir l’opportunité de cette grave crise pour tout changer. Ce Monde est à bout. Il faut changer de paradigme, changer de modèle sociétal, mettre fin à ce système entièrement basé sur la Finance, ce serait idiot de ne pas le faire, etc … Beaucoup de gens rêvent « d’un nouveau monde  » dont par ailleurs ils n’ont pas la moindre idée de ce à quoi ça pourrait bien ressembler… Je les comprends et en même temps (comme dirait l’autre) j’ai personnellement un peu de mal à croire aux déclarations du genre « rien ne sera plus jamais comme avant ». J’ai plutôt tendance à penser qu’au contraire, tout restera exactement pareil. Nous ne nous réveillerons pas, après le confinement, dans un nouveau monde ; ce sera le même, en un peu pire… Pourquoi ? Eh bien parce que des mécanismes d’amnésie collectives se mettront en place car la priorité sera plutôt d’oublier toutes les catastrophes qui ont accompagné cette pandémie en vue de réactiver la vie d’avant, au plus vite, avec encore plus de frénésie … J’en connais qui ont abandonné l’idée d’aller passer leur vacances en Thaïlande ou ailleurs, en touts cas très loin, au moins cet été. Mais cela se fera l’année prochaine… C’est sûr. Aucun n’est prêt à remettre en question son petit confort de nanti, de consommateur. Aucun n’est prêt facilement à intégrer une société de décroissance acceptable … Aucun n’est prêt à amputer sa liberté individuelle au profit d’un partage plus équitable de nos ressources. Et je m’inclus là dedans aussi … Je suis conscient qu’il faudrait que, mais je ne suis pas forcément prêt à …  Et d’ailleurs certains voyageurs très libres de leurs mouvements et que je connais bien m’ont dit aussi que dans certains Pays la pandémie avait été beaucoup mieux gérée qu’en France, leur Pays d’origine : pensez ! Dès que tu pointes ton nez dehors tu te fais bastonner par le “délégué de quartier” . Ah c’est efficace ! Mais je ne suis pas sûr d’avoir envie de vivre dans un tel contexte. En gros : je préfère crever du COVID 19 dans un Pays libre que continuer à vivre (ou survivre) dans un Pays qui assure un encadrement étroit de sa population à l’aide d’auxiliaires très spéciaux ou d’une structure aliénante d’encadrement administratif … oui je sais nous aussi on en a … Mais notre système n’est pas (encore) basé sur une soumission institutionnalisée.

Alors ? No Future ? Non je crois qu’il y a des leçons à tirer de tout ça, et qu’on ne devra pas oublier car, collectivement on ne peut désormais plus se mentir. Nous avons franchis une nouvelle étape  qui devrait nous permettre de penser le Monde du futur, en tenant bien mieux compte de ce que nous savions avant, de ce que nous sommes en train d’apprendre et de comprendre, de ce que nous voulons vraiment, et aussi en tenant compte de toutes nos formes de dépendances intolérables et destructrices … Et là, nos Gouvernants doivent faire acte de contrition en nous donnant les moyens de mettre en place une véritable organisation apprenante, en gérant les informations et les connaissances le plus efficacement possible. Démocratique , quand même. Mais peut être faudra-t’il que les Politiques reprennent le dessus sur les marchands pour, par exemple décider d’une Politique de planification de grands projets … de façon autoritaire d’une certaine manière … Revenir au moins en partie, à la « planification impérative de l’économie », au moyen d’un plan fixant les objectifs de production sur une période annuelle ou pluriannuelle. Autrement dit, mettre en place un mode d’organisation fondé sur la propriété collective ou étatique des entreprises essentielles pour notre Nation, qui se voient imposer des objectifs de production par un plan centralisé. Mais ce serait bien évidemment bien mieux si cela pouvait s’opérer au plan Européen …

Et puis, dès maintenant il faut aussi réactiver l’idée de Progrès. Il faut s’atteler à la tâche, pour configurer un Futur crédible et attractif. Et surtout élaborer quelque chose d’accessible. Vite ! Il y a là, effectivement, une occasion à saisir, ce sera une sorte de test de notre intelligence collective…

Alors, nous devrons sans doute faire tous beaucoup d’efforts. Mais il est bien évident que la crise économique va plomber l’ambiance et que de ce fait un chaos sans nom pourrait bien s’établir !

Et peut être que l’Intelligence Artificielle va en profiter pour tirer son épingle du jeu … Allez-savoir … Brrr …

RobotSFJG

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Suis-moi …

Aujourd’hui quelqu’un m’a posé sur le site QUORA, cette question stupide : « Quel est le but de Dieu en nous faisant affronter la COVID-19 ? »

J’ai répondu ceci :

Vous présupposez que c’est Dieu, ou du moins ce que vous appelez Dieu, qui serait l’ordonnateur de cette pandémie et, dans votre croyance aveugle, vous présupposez que je vais répondre !!! Mais mon ami, ne savez vous pas que Dieu du moins tel que vous le concevez, n’existe pas ? Il n’y a pas de Dieu qui « déciderait » de notre existence, de notre avenir d’une façon toute tracée par lui. Non. Il n’y a qu’une Nature, obéissant à ses propres lois physiques, aveugle et sourde à notre destinée. Mais nous faisons partie de cette Nature. Et c’est l’Homme lui même qui est responsable de cette pandémie. Ne cherchez pas une cause hors de l’Homme. Et il n’y a pas eu de la part de l’Homme un but. Le COVID-19 est un des nombreux dégâts collatéraux dû à la frénésie humaine de détruire son propre écosystème par sa boulimie et sa dérégulation d’une consommation mondialisée avide d’énergie et d’immédiateté. L’Homme est le Dieu de l’Homme. Et son propre Démon. Point n’est besoin de chercher une cause transcendante.

Il faudra trouver une solution nous mêmes …

En attendant en ce moment avec ce confinement forcé, j’ai des visions sur la Société de « l’Après », j’ai des bouffées délirantes … ça craint … Enfin, heureusement que je m’en rends compte … je n’étais pas comme ça avant … Quoique …

Alors cliquez-la dessous pour écouter un super morceau du Groupe Ange que j’affectionne :

Viens-Suis-Moi

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