Humanisme et évolution …

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C’est un fait désormais communément admis : l’humanité entre dans une ère qui rapproche de plus en plus les mondes physiques naturels et les mondes numériques virtuels créés par la technique humaine. Il parait très probable qu’ au fil du temps, pour prolonger l’être Humain, pour élargir son champ d’existence, d’action et de pensée, va s’opérer une fusion plus étroite entre l’intelligence biologique et l’intelligence numérique. Alors je me pose la question : face à ce futur qui déjà se construit bien au-delà de l’évolution biologique avec des machines qui n’ont plus ni localisation ni frontière, est-ce que les notions d’humanité et d’humanisme ne sont pas appelées à évoluer ? Ne sommes-nous pas en train d’assister à l’émergence d’une autre humanité, plus vaste, englobant ce qui n’est pas humain au sens naturel ? Avec l’arrivée de l’Intelligence Artificielle on peut effectivement s’interroger sur l’avenir, la notion même d’humain risque d’être brouillée…

En tant qu’humaniste (enfin j’essaye), mon credo, n’est ni plus ni moins que la civilisation progresse vers une forme idéale, où l’humain trouvera un plein épanouissement. Aussi, à l’heure où la technologie s’émancipe de son créateur et où l’interaction être humain/machine se fait de plus en plus pressante il me semble que nous devons être extrêmement vigilants.

I/ Pourtant cette évolution n’est-elle pas inscrite dans notre propre nature ?

En effet, possédant la faculté de comprendre pour s’adapter à l’environnement ou au contraire pour modifier l’environnement pour l’adapter à ses besoins l’Homme a considérablement amplifié ses connaissances au fil des âges. Depuis des temps immémoriaux sa connaissance s’est améliorée pour le guérir et le soulager de ses maux. Ainsi mieux armé celui-ci a pu au fil des millénaires se protéger toujours mieux pour évoluer tout en capitalisant sur le savoir acquis , retransmis de générations en générations. La science réparatrice s’est accélérée pour fournir aujourd’hui de puissants moyens. Ces belles avancées ont permis de repousser les limites de la vie en triomphant de maladies et d’accidents jadis mortels. Cette accélération de la science et des technologies associées consacre aujourd’hui l’avènement du génie génétique. On commence à toucher à l’origine du vivant. Par exemple, que dire de la possibilité qui nous est désormais offerte de cloner partie du vivant pour le reproduire à l’identique ? Que dire des travaux sur les cellules souches, destinées à l’obtention d’organes de rechange ? Ce scénario qui apparait pourtant bien horrible et inacceptable au plan éthique n’est-il pas une voie possible pour soulager l’Humanité et la délivrer de la Mort ? Ne peut-on pas par ce moyen accroitre le bonheur du plus grand nombre ? Même genre de question avec la recherche sur l’ADN qui décrypte les secrets de notre constitution physique, en permettant des manipulations génétiques de plus en plus précises interdisant ainsi à la nature de décider seule ! Alors ? Amélioration ou sélection ? Comment concilier le développement de la science tout en en limitant les abus et les dérapages ? Mais qu’entend-t-on par dérapage ? Là encore tout est relatif ! N’oublions pas qu’ autopsier des cadavres était il n’y a encore pas si longtemps considéré comme un sacrilège… cela a tout de même permis des avancées scientifiques et médicales essentielles pour le bien de tous !

On en arrive aujourd’hui au concept très exagéré de « l’homme augmenté » qui consiste, pour faire simple, à le doter de prolongements artificiels non seulement pour le réparer mais aussi pour améliorer ses fonctions de base et pour amplifier ses différents sens, voire en acquérir de nouveaux.

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II/ La technologie et la machine jouent un rôle central dans cette transformation.

Ce n’est pas tout à fait nouveau car très tôt, grâce à la technique, l’Homme a su par exemple, se fabriquer des prothèses. Ces prothèses ont été améliorées au fil du temps. Simples formes dans un première génération , ces attributs artificiels utilisent aujourd’hui les technologie dernier-cri de l’informatique et de la cybernétique pour copier les fonctionnalités du membre ou de l’organe perdu. Les progrès ont été fulgurants et d’une prothèse inerte, on est passée à une prothèse intelligente interfacée avec les nerfs. Cette super prothèse est faite pour remplacer un organe déficient ou pour compenser un handicap individuel, la machine venant en soutien à l’individu. Il me semble que le progrès humain est notoire : Il en est de même pour les implants de toute nature que ce soit pour recouvrer l’ouïe ou la vue, ou pour réparer les dégâts causés par la maladie.

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Mais, vous savez comme moi que tout ce qui est donné à l’homme de faire, même si cela est risqué, il le fera, un jour ou l’autre, il semble que cela soit dans sa nature profonde, c’est d’ailleurs comme cela qu’il a progressé. Du coup l’utilisation de machineries intelligentes pour créer un être très supérieur aux autres a forcément déjà effleuré l’esprit de certains. D’ailleurs, qui ne souhaiterait pas devenir le plus fort, le plus rapide voire le plus intelligent ? En tous cas, une humanité nouvelle est bel et bien en train d’émerger, se transformant petit à petit avec l’aide des machines et où ceux qui ont les moyens peuvent accéder à des pouvoirs supérieurs à l’Homme «naturel» pour améliorer leurs capacités cognitives et sensorielles et leur qualité de vie.

Dans une certaine mesure nous en faisons déjà partie, nous sommes déjà des cyborgs car une réalité augmentée nous est accessible. Certes, nos cerveaux sont toujours les mêmes que ceux de nos ancêtres mais l’une de ses caractéristiques fait que nous sommes des créatures curieuses constamment à la recherche d’informations. C’est un des moteurs de notre évolution. C’est pourquoi l’homme a cherché et est parvenu à concevoir des machines extrêmement évoluées pour améliorer sa condition naturelle et augmenter son « pouvoir ». A un point tel qu’aujourd’hui, nous serions frustrés de ne pouvoir utiliser nos smartphones, nos ordinateurs, nos écrans ou nos moyens de locomotion … En nous rajoutant des fonctions sensorielles et opératives plus étendues toutes ces extensions de nous-mêmes font que la machine n’est plus extérieure à nous, elle est directement reliée à nous. Elle est devenue le monde dans lequel on vit, pense et interagit. Physiquement, la technologie s’est rapprochée, la machine est de plus en plus proche, plus invasive … Avec l’expansion de tous ces dispositifs non seulement nous avons désormais accès à la communication instantanée entre nous quelle que soit la distance qui nous sépare, mais aussi avec des milliers de machines invisibles, qui, dans les entrailles de nos réseaux d’objets connectés s’immiscent dans de nombreux domaines pour nous servir ! On approche du moment où nous serons sur nos téléphones près de huit heures par jour ! D’ailleurs pour améliorer notre interfaçage avec la machine, certains sont déjà en train de mettre au point une technologie dite de « cordons cérébraux » permettant de se connecter directement en se passant des claviers, souris, et autres écrans ou dispositifs considérés comme beaucoup trop lents. Ces nouveaux sorciers pensent qu’il n’y a pas d’issue avec un cerveau neuronal et que seul un cerveau mixte pourra survivre. Sans aller si loin, songez que la liberté d’utiliser ou de repousser la technologie, deviendra de moins en moins possible. On peut bien sûr ne pas se connecter à Internet ou ne pas avoir de portable, mais cela devient extrêmement difficile parce que la quasi-totalité des rapports sociaux quotidiens passe de plus en plus par la médiation de ces interfaces artificielles. Ainsi l’humain déconnecté devient peu à peu l’exception et toutes ces machines amassent une somme considérable de données  nous concernant, y compris parmi les plus intimes. L’information circule toujours plus vite et s’enrichit de façon vertigineuse, comme jamais dans l’histoire de l’humanité. Nous sommes donc face à une rupture qui bouleverse inexorablement notre rapport aux autres, au monde et à soi, sans compter le bouleversement de notre écosystème.

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III / Dans le même temps les machine évoluent de façon exponentielle :

Nos technologies fabriquent les technologies de demain, cherchant systématiquement des améliorations. N’ayons pas peur des mots : Il s’agit là d’une nouvelle forme d’évolution, créée de toute pièce par nous et non par Mère Nature. L’un des produits de cette gestation est l’intelligence artificielle qui arrive en force. L’ intelligence comme vous le savez, c’est la «faculté de comprendre», c’est l’aptitude à lier des éléments entre eux, à faire preuve de logique, de raisonnement, de déduction. Dans ce sens, elle est liée au langage et à la pensée abstraite, ce qui est le propre de l’homme. Mais ce sera de moins en moins vrai car nous donnons tous les jours un peu plus cette intelligence à nos systèmes informatiques interconnectés … Désormais certaines machines peuvent simuler une certaine conscience comme par exemple dans le domaine des robots conversationnels  (chat bots) accessibles via Internet. Ces programmes informatiques sont capables de simuler une conversation (plus ou moins) intelligente avec un ou plusieurs utilisateurs humains et répondent de manière de plus en plus sensée, 7 jours sur 7, 24 h sur 24. Non seulement ces machines peuvent parler avec des voix synthétiques mais grâce à la reconnaissance vocale elles peuvent réaliser une analyse sémantique de nos questions. Si les systèmes de première génération reposaient sur l’association de questions / réponses prédéterminées, les systèmes conversationnels de dernière génération sont conçus sur la base d’algorithmes de plus en plus complexes faisant appel aux technologies d’intelligence artificielle et peuvent ainsi changer de sujet de conversation, suggérer des sujets liés, faire preuve d’humour, simuler l’émotion. Les plus évolués disposent d’une faculté d’apprentissage pour prendre en compte dans leurs messages les interactions passées. Alors, même si le terme «intelligent» doit encore être relativisé ces systèmes marquent une rupture extraordinaire car la machine ne fait plus qu’exécuter bêtement : elle apprend par elle-même de ses propres échecs et des résultats de sa propre interaction avec les humains qui, en se faisant, transplantent tous les jours un peu plus nos connaissances et nos questionnements dans leur mémoires électroniques.

Cela commence à donner des résultats étonnants … Par exemple dans le domaine de l’apprentissage avec des avatars parlant capables d’enseigner à distance, ou dans le domaine du diagnostic médical, ou encore dans les évolutions du transport avec des véhicules autonomes ou encore quand l’ordinateur bat les plus grands champions d’Echecs ou de GO. Exemple avec la performance de la troisième version d’AlphaGo l’IA de DeepMind, la filiale anglaise de Google, qui a initialement été entraîné pour «imiter» les joueurs de GO, en retrouvant les coups enregistrés lors de dizaines de milliers de parties menées par des joueurs experts. Une fois un certain niveau atteint, le programme s’est entraîné à jouer des millions de parties contre d’autres instances de lui-même, pour s’améliorer et ainsi gagner systématiquement les meilleurs champions humains. Aujourd’hui plus aucun humain ne peut l’égaler.

Oui ! Les machines nous démontrent tous les jours un peu plus qu’elles sont capables de traiter les données beaucoup plus rapidement que nous-mêmes. De plus, reliées en réseaux elles ont accès à un cursus phénoménal de règles, de programmes, de données avec des capacités de corrélation massives et instantanées pour en extraire les informations et en déduire des actions à mener. A n’en pas douter, ce réseau établit une nouvelle étape de civilisation, que l’on pourrait qualifier d’âge de l’esprit, un esprit réparti entre nous et nos machines … Tant que les machines n’exécutent que des enchaînements de tâches logiques, les décisions qu’elles prennent sont prédictibles et raisonnées. Mais, si demain, les réseaux d’ordinateurs parvenaient à acquérir un certain Quotient Emotionnel , alors qu’aurons-nous créé ? Ces machines-là ne deviendront-elles pas des êtres à part entière? Certains d’ailleurs, évoquent déjà le concept de « singularité technologique » (c’est-à-dire le moment où l’IA pourrait prendre le dessus sur l’homme en prenant conscience d’elle-même).

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IV / L’homme se rapproche de la machine et celle-ci englobe l’Homme peu à peu :

Alors que nous sommes de plus en plus interdépendants et interconnectés, que devenons nous en tant qu’être ? Savez-vous que chaque minute, trois personnes inscrites sur Facebook meurent dans le monde et autant de profils sont laissés à l’abandon ou transformés en pages posthumes. Cet au-delà numérique pose des questions juridiques et psychologiques. Tout cela interroge notre rapport à la mort, à travers notre empreinte numérique qui peut continuer à exister au-delà de nous-mêmes. Heureusement avec l’avènement des prothèses intelligentes et la thérapie génique, on va pouvoir rester vivant très longtemps. Mais pourra t’-on rester humain ? En effet, à moyenne échéance, on peut très bien imaginer une chirurgie qui remplacera au fur et à mesure tous les organes défectueux. Mais si un humain ne possède plus que des organes artificiels, comment sera-t-il considéré par ses congénères ? Avouez que cela deviendra troublant. Poussons le raisonnement encore plus loin, son cerveau décline et il y a possibilité de remplacer quelques zones de neurones dévastés par un réseau de neurones artificiels, possibilité que l’on imagine déjà à l’heure où je vous parle. Peut-on envisager comme possible l’avènement d’un être au comportement encore humain embarqué dans un corps en partie artificiel ? En fin de compte, notre conformation biologique est-elle la forme ultime de l’humain ? Aujourd’hui ne peut-on pas affirmer que l’Humanité est répartie dans le cursus commun aux hommes et aux machines ? En effet , l’humain n’est pas né du néant mais s’est plutôt construit lui-même au fil des millénaires lorsqu’il a pu accéder à l’outil et à la connaissance. Si il est le produit improbable de millions d’années de mutations aléatoires, il a su envers et contre tout, affiner son être au fil des civilisations, par sa curiosité, son raisonnement, son inventivité, son langage évolué, sa volonté et son comportement social, constituant ainsi un formidable capital matériel et immatériel qui l’a hissé au sommet de la chaîne du vivant sur Terre. C’est la technique, qui lui a permis de perdurer et progresser. Ses idées mènent le monde et transforment la réalité c’est pourquoi l’humanité telle que nous la connaissons n’en est pas au stade final de son évolution !

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V / Par voie de conséquence la science se développe de manière exponentielle :

Aujourd’hui, nous arrivons à un tournant. Il faut être extrêmement vigilant . En effet, si ces technologies sont imaginées par des millions d’individus, le problème c’est que chacun ne dispose que de compétences et connaissances partielles. C’est ainsi que nos technologies nous dépassent et créent des machines si complexes qu’aucun individu ne peut embrasser à lui seul les connaissances mises en œuvre. Et, comme on pouvait s’y attendre, depuis peu, l’Intelligence artificielle engendre elle-même, sans intervention humaine, de nouvelles évolutions qui ne doivent rien à la nature, ni à l’intervention humaine. Ces  technologies  vont devenir omni présentes et, si nous n’y prenons garde il ne sera bientôt plus possible d’en contrôler l’évolution. Avec ce potentiel toujours plus puissant, de nombreuses expériences sont menées sans contrôle, ouvrant ainsi le champ des possibles d’une façon inimaginable. Par ailleurs j’ai bien peur que si on entraîne une intelligence artificielle avec des données racistes, elle soit tout aussi raciste que ses concepteurs. Comment faire, pour tenter de réguler, d’influer d’encadrer pour éviter les dérives contraires à la dignité humaine ? Et comment définir ces mêmes dérives ?

VI) Voilà beaucoup de questions, de craintes mêlées d’espoir et de confiance en l’avenir .

Pour mieux comprendre notre univers il me semble que nous serons inéluctablement conduits à nous interfacer d’une manière ou d’une autre à un monde de plus en plus artificiel mais cependant bien réel que nous avons-nous même créé dans le but de dépasser les limites de notre constitution originelle. Aussi, au-delà d’un humanisme « classique » qui a été l’affirmation de l’individu arraché à ses chaines d’appartenances sociales et religieuses, on commence à entrevoir la nécessité d’une forme d’humanisme plus vaste, plus difficile à appréhender, passant par un lien étroit avec des systèmes cybernétiques que nous avons créé de toutes pièces, et donc avec ce qui n’est pas humain au sens de la nature. C’est ce que l’on appelle le Trans-humanisme. Eh bien j’affirme que l’humanité est déjà transhumaine, grâce aux progrès considérables des dernières décennies, surtout sur le plan médical et ce qu’on appelle les techno sciences. Cependant, nous ne le sommes pas d’une manière consciente. Pourtant c’est un fait : nous sommes entrés dans une phase post-Darwinienne de l’existence où les mutations aléatoires que Mère nature à mis des millions d’années à produire peuvent être retouchées voire corrigées par les interventions permises par des machines. Il faut donc reconnaître et anticiper ces changements radicaux afin de ne pas avoir à les subir un jour ou l’autre sans espoir de retour. Ils doivent impérativement être guidés par la connaissance, la raison, la morale et l’éthique car cette nouvelle phase de la civilisation terrestre encore à l’état embryonnaire ne doit pas accoucher d’un monstre. Sans jamais se détourner des préoccupations de justice sociale, de réforme des institutions humaines il nous faut aider cette gestation pour doter un sens humain à la réalité  de demain et éviter un monde insoutenable écologiquement et socialement fracturé. En particulier, en cette époque où la vague des nanotechnologies, biotechnologies, informatique et sciences cognitives (NBIC) offre des perspectives extraordinaires, la disqualification des pays sous-développées et des classes populaires mal ou peu formées est un vrai risque. La différence qui existe déjà entre les populations qui ont à disposition ce potentiel extraordinaire et celles qui en sont dépourvues va aller en s’amplifiant. Enfin, il me semble que rien ne serait plus dangereux que de laisser s’installer une société de machines intelligentes et de néo humains conduire la vie d’ une masse d’hommes et de femmes ignorants, asservis, déresponsabilisés ou lobotomisés par la consommation, fussent-ils rémunérés de façon universelle ou calmés au cannabis !

Pour conclure :

La technique a été « sacralisée », comme l’était la nature. Mais la pollution de la planète en est une des conséquences. Il est donc très possible que ce système techno-industriel s’effondre après épuisement des ressources. Mais s’il survit, il me parait assez probable que notre futur dépendra de la façon dont nous nous interfacerons avec nos prolongements numériques … Aussi, entre folie technologique, appât du gain et obscurantisme, pour rendre cet univers des possibles désirable et tout simplement vivable, je crois qu’il faut que nous soyons vigilants à ne jamais abandonner les concepts de l’« individu libre et autonome» dans un cadre ou chacun doit s’appliquer au perfectionnement de lui-même. Pour cela, nous devons absolument connaître la science et la technologie, mais cela ne suffit pas car le progrès technologique ne peut pas remédier à tous les maux. Les Lettres et les Sciences humaines et sociales sont essentielles. La culture générale, une capacité critique et un principe de précaution vis-à-vis des technologies, la capacité à être multidisciplinaire sont les clés qui permettront de résister à une intelligence artificielle qui prendrait le pas sur l’Homme en le dépouillant de sa dignité et de son autonomie. Mais il ne faut pas oublier l’Amour de l’Humanité qui est essentiel. Sur ce dernier point d’ailleurs, assez paradoxalement, la technologie bien qu’intrinsèquement normative, favorise par son universalité, quelque chose de fondamentalement nouveau qui nous amène à mieux comprendre que toute l’humanité est un seul corps intégré, que nous sommes tous liés et dépendons tous les uns des autres, que la conscience n’existe pas uniquement dans le cerveau, que la globalisation renforce le fait que nous agissons comme un tout unique, comme un super « être ».

Voilà ! Contrairement aux apparences et ce que pourrait vous laisser croire ce texte, je ne suis pas un exalté de la technologie tous azimuts, j’aime bien mon corps tel qu’il est. Et je reste, avec grand plaisir, mais parfois avec peine, un animal qui peut descendre de son arbre très vite. Réalisant que je ne suis pas un pur esprit, j’ai l’espoir fou que cette élévation de notre plan de conscience pourrait permettre le dépassement de nous-même en tant qu’individu limité et mortel pour accéder à un champ d’existence plus vaste : une sorte de conscience collective de l’humanité, où les machines intelligentes mèneraient notre vie mentale vers plus de créativité, de curiosité, de beauté et de bonheur pour amplifier l’aventure humaine.

Cliquez sur l’image pour écouter la voix de la machine … ça fait peur !!!

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A propos jeangaillat

Marié, 2 enfants, Charlotte et Alexis
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