Mon point de vue sur l’information…

Je veux avec ce texte vous faire partager l’idée que la maitrise de l’information est essentielle pour découvrir que notre représentation du monde n’est pas le monde réel et que le fait de le savoir engage notre responsabilité…

Mon propos portera principalement sur 5 points . Allez prêt ? Top départ…

1) L’information et la signification

En dehors du sens étymologique qui nous rappelle que le terme information vient du verbe Latin informare, qui signifie «  »donner forme à » ou « se former une idée de » ou qui donne une forme à l’esprit, force est de reconnaitre que le terme information recouvre de nombreux concepts. Communément, l’information a deux sens : le premier renvoie à l’étymologie, le deuxième, signifie mettre au courant quel–qu’un de quelque chose. Et c’est à partir de celui-ci que le lien se fera entre information et évènement. L’information consistera à rapporter l’évènement, c’est à-dire tout ce qui perturbe et modifie la réalité. On arrive alors au double sens d’information. C’est à la fois ce qui met en forme,qui donne un sens, qui organise le réel, et en même temps c’est le récit de ce qui surgit, et perturbe l’ordre établi. D’aucuns vont même jusqu’à penser que l’information est le cinquième constituant du monde (après la matière, l’espace, le temps et l’énergie).  Plus prosaïquement l’information,  est le moyen pour un être vivant de connaitre son environnement : notre environnement, notre « réalité ».

Autre point intéressant : l’information désigne à la fois le message à communiquer et les symboles utilisés pour l’écrire ou la visualiser. Par ailleurs, toute forme d’information est caractérisée par la mise en présence d’un message et d’un récepteur de ce message, ce dernier possédant des indicateurs implicites sans lesquels, tout message reçu lui serait incompréhensible. Par exemple un message en chinois pour qui ne comprend pas le chinois reste parfaitement incompréhensible et donc non signifiant. On peut affirmer que l’information ne fait sens que du point de vue du récepteur de l’information. Sans les clés de décodage ou de décryptage appropriées le sens n’apparait pas ! Inversement quand on ne possède que quelques clés de compréhension nous avons une fâcheuse tendance à réduire l’information à notre périmètre de perception limité. Ne dit-on pas : « Tout ressemble à un clou pour qui ne possède qu’un marteau » ? Si on veut ergoter, on peut dire que la signification d’un message, d’une information, est sa structure intentionnelle, créée par son auteur, alors que sa signifiance c’est la mise en relation de cette signification avec les préoccupations, intérêts, manières de voir, etc. du récepteur.

Ce concept d’information se révèle donc autant subjectif qu’objectif, puisque, si il doit renvoyer à un phénomène objectif, il n’y a d’information que constituée par le récepteur, il n’y a d’information signifiante que pour un système « qui connait » et qui seul, peut parvenir à déchiffrer et reconstruire le sens.  Je dirai que avant de percevoir ou capter telle ou telle signification de longs et pénibles efforts sont souvent indispensables pour être capable de les déchiffrer, une initiation est nécessaire…  Mais également en tant qu’émetteur d’information, il appartient à chacun de nous de nous assurer à tout moment que la divulgation d’un message, quel qu’il soit va trouver un terrain prêt à le recevoir. Pour ma part, je ne suis pas sûr de faire cet effort chaque fois que possible ! Et vous ?

 2) L’information, et l’esprit critique

Tout au long de la vie, comme vous le savez bien, plus on apprend et plus vite on maitrise et adopte des capacités, des habitudes et des attitudes d’apprentissage efficaces. Par exemple pour trouver comment, où, auprès de qui et quand rechercher et extraire l’information dont on a besoin mais qu’on n’a pas encore acquise.  Cette maitrise exige des capacités pour savoir quand le règlement d’un problème ou la prise d’une décision nécessite de l’information, comment l’exprimer en mots et expressions qui permettent la recherche, comment chercher et extraire efficacement cette information, comment l’interpréter de façon critique, la comprendre, l’organiser, comment évaluer sa crédibilité et son authenticité, déterminer sa pertinence, la communiquer à autrui si nécessaire et, enfin, comment l’utiliser pour atteindre le but fondamental recherché. L’aptitude à appliquer et à utiliser ces capacités permet d’anticiper pour prendre les bonnes décisions au bon moment et faire face aux difficultés de tous ordres qui peuvent survenir sur les plans personnel et familial comme sur les plans de la santé et du bien-être, de l’éducation, de l’emploi (encore que…) , de la citoyenneté et autres.

Mais tout cela reste fortement lié à notre curiosité personnelle, à notre esprit critique, à notre faculté d’apprendre par transformations, par mutations successives. Cet apprentissage profond et durable, ce n’est plus seulement apprendre, mais apprendre à apprendre. Alors je ne sais pas si on peut vraiment apprendre à devenir curieux ou si on l’est ou pas par nature, par contre avez-vous le souvenir d’avoir formellement appris à apprendre ? De même avez-vous le souvenir d’un apprentissage formel à la réflexion critique, un apprentissage qui vous a rendu capable de vous interroger avec exigence et rationalité sur la réalité ?

Dans un Etat réputé Laïque, comme le nôtre, est-ce que ces notions ne devraient pas constituer des objectifs officiels et incontournables de l’éducation publique ? Car République laïque ou pas, il est inévitable que l’esprit critique ne rencontre sur sa route les dogmes et plus généralement les croyances de tous ordres… Or, ce n’est pas simplement par la tolérance qui est indispensable pour le vivre ensemble, mais bien par l’exercice de la réflexion critique, exigeante discipline d’honnêteté intellectuelle, qu’il est possible de lutter contre les mystifications, qu’il est possible de prendre du recul par rapport à ses propres convictions pour préférer la réalité, même difficile ou complexe, à des illusions confortables ou à des simplifications abusives. Enfin, nous savons bien vous et moi que même si l’école est sensée fabriquer des citoyens doués de raison et de sens critique et non des consommateurs passifs, nos chères têtes blondes et brunes ont tendance à attacher plus d’importance aux messages publicitaires et aux pensées confuses dont on les abreuve que aux grandes et belles idées que nous ont laissé les philosophes… Or l’avenir c’est eux et pas nous ! Je considère que l’école publique a une rôle fondamental à jouer face à une surabondance d’informations qui engagent l’avenir. Afin de leur faire distinguer faits et opinions, elle doit aujourd’hui encore plus qu’hier, faciliter les comportements amenant les élèves à apprendre à apprendre  et à avoir une réflexion critique.

3) L’information et la perception

Un aspect et non des moindres, à prendre en compte pour l’appréhension de l’information qui nous environne est tout simplement lié à la qualité de notre perception humaine, tant biologique que psychique. En effet, on peut également qualifier d’information toute donnée pertinente que notre système nerveux central est capable d’interpréter pour se construire une représentation du monde et pour interagir correctement avec lui. Le message lu, entendu, ou vu est basé sur des stimuli sensoriels véhiculés par nos nerfs, qui aboutissent à différentes formes de perception. Fort heureusement, les sens humains pour des raisons d’évolution biologique liée à notre espèce nous permettent de ressentir, de voir ou d’entendre de façon comparable, d’un individu à l’autre.

A un niveau de perception plus élevé en termes de complexité, par exemple pour la représentation psychique que nous nous faisons de notre environnement il faut également prendre en compte notre expérience individuelle qui joue un rôle essentiel. Et là nous ne réagissons pas tous de la même façon : En effet, en chacun de nous des éléments internes et externes interagissent en permanence et les expériences de notre vie sont emmagasinées dans notre cerveau. Elles constituent des sortes de « modèles de référence ». Chaque fois qu’une expérience similaire se présentera, notre cerveau aura recours à ces « modèles » de façon à diminuer le nombre de signaux à traiter, ramenant ainsi l’inconnu au connu, pour aller plus vite à l’essentiel, en consommant moins d’énergie. De plus, l’expérience est constituée par l’enregistrement d’évènements successifs, composés d’une multitude d’informations qui ont été captées par nos sens ou parfois avec l’aide d’instruments. Ces capteurs, du fait de leurs limites intrinsèques respectives n’enregistrent en fait qu’une partie de l’évènement. (Cela me permet de vous rappeler cette citation de  Werner Heisenberg : “ce que nous observons, ce n’est pas la Nature en soi, mais la Nature exposée à notre méthode d’investigation.” )

Enfin, si cette expérience met en jeu des processus biologiques et neurologiques complexes, elle est également influencée par des facteurs environnementaux, culturels et familiaux. La culture façonne l’esprit des individus. Les significations sont toujours culturellement situées c’est-à-dire que le sens donné aux choses est lié à une communauté culturelle de référence. Du coup, nous construisons le sens suivants nos modèles personnels ou socioculturels, lui attribuant alors des valeurs positives ou négatives pour le ranger dans une classification…

La représentation psychique de notre univers est donc liée à la qualité de l’expérience que nous avons du monde. De ce fait, l’idée que nous nous faisons du monde réel n’est pas le monde réel mais une interprétation seulement, celle qui est perceptible par nos capteurs et notre cerveau en fonction de ce qui fait sens pour notre expérience… Sachant que cette expérience ne nous donne pas de connaissance vraie ni ne peut nous offrir aucune certitude : elle nous donne des éléments particuliers dans le temps et l’espace, éléments qui s’impriment dans la conscience et s’y maintiennent uniquement lorsqu’ils n’ont pas été contredits par d’autres expériences.  Nous sommes tous différents et notre monde réel personnel n’est pas tout à fait identique à celui de notre voisin le plus proche. On pourrait dire « tu ne vois pas le monde tel qu’il est, mais tu le vois tel que tu es ». C’est pourquoi je crois que pour comprendre l’autre il est si important d’avoir de l’empathie pour lui , afin de se mettre à sa place, par la pensée, pour mieux percevoir sa propre compréhension du monde …

4) L’information et la manipulation

Avec la Télé et avec Internet, nous voici dans l’ère de la désinformation en temps réel … Les citoyens, grâce aux médias, sont projetés vers le monde extérieur. Chacun de sa cuisine, ou de sa salle à manger, fait plusieurs fois par jour le tour du monde, avec la télévision. Mais vous l’avez tous constaté avec les média télévisuels : il est facile de réaliser des présentations tellement biaisées qu’elles vident l’information de son contenu. Dans de nombreuses situations on peut influencer les décisions par le choix des mots, des images, ou parfois même de détails totalement hors de propos. Certains manipulateurs se délectent de ces exercices de fins tripatouillages pour modifier nos perceptions et nous faire pencher vers tel avis plutôt que tel autre. De même, les pouvoirs politiques, par l’intermédiaire des médias officiels, tentent souvent de jouer sur ces biais de perceptions dont nous sommes tous victimes. Attention donc au « prêt à penser » ! Celui-ci s’exprime sans vergogne par la surinformation : Quand on lit son journal habituel, que l’on entend les flashs de la radio, visionne les actualités de la télévision en ayant au cours de la journée entendu dix fois la même chose, nous avons le sentiment d’être informés alors que cet excès d’information nous plonge dans un nuage d’inconnaissance et qu’ensuite, on ne fait souvent que répéter ce que l’on croit avoir compris. En fait, notre pensée aura assimilé l’opinion commune. Autre avantage de la surinformation : elle produit aussi le remarquable effet de l’écran de fumée : on peut agiter la pensée autour d’un évènement, en faire des titres relancés en permanence, ce qui occulte ce qui se fait ailleurs et qui peut être justement bien plus important. Il suffit de donner dans le spectaculaire et l’attention collective est détournée.

Avec Internet c’est encore pire car nous devenons les acteurs inconscients de la désinformation ! Ce fabuleux réceptacle mondialisé de l’information et de la connaissance humaine pose encore plus la question de la fiabilité des documents tout comme celle du type même de connaissance diffusée. Démocratisation de l’informatique oblige, les canulars prennent aujourd’hui une forme électronique et se jouent des frontières et de la distance pour parvenir directement sur nos écrans. Ce mélange complexe information/opinion échappe le plus souvent aux exigences de la vérité et de la preuve. Il faut ajouter à tout cela le rapport très particulier que l’information sur Internet entretient avec le temps : dans ce reliquaire mondial en expansion constante restent publiés indéfiniment nombre de thèses, de commentaires, d’images ou de vidéos obsolètes et dépassées. Du coup, le risque d’accéder à des informations tronquées ou erronées voire de participer sois même à leur propagation est de plus en plus important : Fausses alertes aux virus; fausses chaines de solidarité; fausses promesses; fausses informations; A titre d’exemple : tout le monde a reçu un courrier électronique l’alertant d’un nouveau type de virus. Envoyé par un ami, le message est souvent frappé du sceau de l’urgence. Le réflexe premier est de relayer cette alerte et donc de renvoyer au plus vite le message à toutes ses connaissances, connaissances qui feront exactement la même chose et ainsi de suite jusqu’à ce que le message fasse plusieurs fois le tour du monde. Dernièrement un ami m’a fait parvenir un email où il apparaissait que Bernard Kouchner avait été arrêté par un peloton de Gendarmerie au volant d’une Ferrari roulant à 240 km/h sur l’autoroute et que la carte grise du véhicule était enregistrée au nom de « Médecins sans Frontières » !… Après vérifications j’ai pu démontrer qu’il s’agissait d’un canular . (à ce propos je vous conseille de vérifier vos informations sur le site http://www.hoaxbuster.com/)

Ainsi, les millions d’ internautes, mauvais journalistes en herbe, en relayant de fausses informations contribuent à la propagation de rumeurs loin d’être anodines. Ce faisant, ils contribuent inconsciemment à rendre non crédibles les informations qui transitent par Internet. Alors je me pose des questions : Dans notre type de société où la rançon de l’univers médiatique se nomme superficialité , une société où l’opinion prime sur le savoir, comment différencier une information  neutre d’une information manipulée ? Comment sortir de la confusion ? Comment ne pas participer à la diffusion d’informations fausses ou tronquées ? Je pense que d’abord il faut se garder des excès de l’émotionnel comme nous le rappelle cette belle phrase de Nietzche : « La probité comme vertu philosophique, c’est la capacité de regarder froidement la réalité, sans y projeter ses désirs et ses insatisfactions. »

Il faut aussi prendre des précautions et être très attentifs à un certain nombre d’effets pervers fréquents qui sont de nature à troubler notre jugement, comme par exemple : Adhérer au comportement et non aux raisons, Permettre, par de petits oublis, de grandes théories, Prendre l’effet pour la cause, Admettre au départ ce que l’on veut ensuite prouver, Faire un choix trompeur des mots utilisés, Prendre comme preuve de sa vérité le plaisir que nous cause une information ou prendre comme preuve de sa fausseté le sentiment de désaccord éprouvé.

Plus globalement, il faut toujours essayer de remonter à la source de l’information tel un enquêteur pour déchiffrer les informations qui nous sont présentés et distinguer la vérité du mensonge. Comme les faits sont en général occultés ou dénaturés, on ne peut les trouver qu’en multipliant les sources.  Les nouvelles modalités de rapport à l’information que les médias électroniques suscitent doivent nous inviter à affiner nos pratiques de recherche et de diffusion d’information. Il est tout à fait essentiel, par-delà le maniement des outils informatiques, de se former à trouver certes, mais aussi à douter, évaluer et vérifier la qualité des informations recueillies. Cela nécessite des efforts et cela me fait penser aux « Quatre commandements du journaliste libre », selon Albert Camus, à savoir la lucidité, l’ironie, le refus et l’obstination.

5) J’en arrive à la fin : La connaissance et le libre-arbitre

Il faut se rendre à l’évidence : dans le réel, il n’y a pas de : ou bien A… ou bien B…, ce qui est simplificateur, il y a à la fois A et B, ce qui est complexe. Ceci nous renvoie au problème de fond, qui est essentiellement celui de l’ignorance. Un esprit informé est bien moins malléable qu’un esprit maintenu dans l’ignorance, de plus il accordera plus de place au doute…Le doute qui entraine l’esprit curieux vers l’étude et vers la recherche et donc vers l’amélioration de ses connaissances !

Reconnaissez avec moi que nous ne pouvons véritablement faire usage de notre libre-arbitre que dans la connaissance qui donne des clés pour comprendre et s’orienter. On est libre quand on a de l’espace, pour aller et venir ! C’est pareil pour la pensée ! Il faut avoir un vaste espace de pensée pour pouvoir, en sachant ce que l’on fait, emprunter et jouir des différents chemins du savoir et du sens ! L’information apporte donc la connaissance et la connaissance donne le choix ! Sans cette multiplicité de possibilités, d’être selon plusieurs SENS, il n’y aurait pas de liberté de conscience, pas de choix, pas de SENS même. Mais il faut pour cela que l’information se transforme en connaissance, ce qui est loin d’être évident. Si l’information est reçue de façon passive, ce n’est qu’une mémoire. Alors, qu’est-ce qu’une information permettant de connaitre ? Quel lien y a-t-il entre l’information et la connaissance ? Au-delà du fait que la construction et le fondement du savoir s’organisent par de nombreux aller-retour entre ce qui a sens pour nous dans notre histoire passée et ce qui peut prendre sens dans notre histoire future, je n’apporterai pas de réponse précise sur ce point sinon je serai bien mieux connu Clignement d'œil, mais je pense que cela passe entre autres, par une pratique qui nous donne les moyens de sortir des clans et des oppositions stériles pour savoir écouter et se réapproprier des voix différentes. La complexité du réel génère une grande diversité de points de vue qui ont chacun leur pertinence, là où ils se situent. L’important, c’est que notre vision du réel soit enrichie et que nous sortions des limites des opinions subjectives.

Afin de préparer l’avènement d’une humanité meilleure , pour faire émerger une nouvelle réalité encore plus belle, ne laissons jamais notre jugement se corrompre ; pour cela aidons nous mutuellement à décrypter toujours mieux le réel. Sachons nous affranchir du « prêt à penser » manufacturé par les lobbies de tous ordres ou créé de toute pièce par la bêtise, voire par nos propres certitudes ! Cela passe peut être par une forme d’autocritique ! Alors il nous deviendra peut-être possible de penser véritablement par nous-mêmes, pour passer de l’information à la connaissance qui amène une liberté de conscience plus étendue. C’est une forme de lucidité exigeante qui entraine une grande responsabilité : en effet, quand on voit plus loin, pour ne pas rejoindre le cercle infernal des manipulateurs de tous poils, il faut aider les autres à voir, en toute connaissance de causes. Cela nous permet non seulement de donner SENS au monde et à la vie, mais d’être nous-mêmes les vecteurs d’un monde qui s’ordonne vers le VRAI et le BEAU.


Vous êtes arrivés jusque là ? Boonnnn…

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A propos jeangaillat

Marié, 2 enfants, Charlotte et Alexis
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